Vers une nouvelle maturité monarchique
Éditorialiste en chef
Près d’un Belge sur deux se dit, dans notre sondage, favorable à une abdication du roi Albert II, avant ou après 2014.
Les francophones sont moins « pour » que les Flamands mais, dans l’ensemble, ce chiffre, assez neuf pour la population belge, démontre que les citoyens sont plus murs vis-à-vis de cette question que les politiques qui la redoutent comme la peste.
On le sait : le roi Albert II, à près de 80 ans et après vingt ans de règne, aurait bien envie de remiser sa couronne, mais ce sont les hommes politiques qui s’accrochent à lui, soucieux de ne pas créer un problème de plus avant les élections de 2014.
Soyons prudents. Ces chiffres « décomplexés » sont vraisemblablement influencés par deux éléments. Primo, l’apaisement actuel lié à une période où la Belgique n’est plus, en apparence du moins, au bord d’une séparation nord-sud ni au 500e jour d’une crise politique, joue un rôle. Secundo, les annonces récentes – que ce soit la démission du pape Benoît XVI ou le retrait de la reine Beatrix – saluées comme des signes de modernité, vécues sans traumatisme et même dans une grande sérénité, tant par l’Eglise et le Vatican que par nos voisins néerlandais, ont sans doute banalisé l’idée de l’abdication dans les esprits belges.
Les Belges apparaissent même particulièrement zen, car ils ne semblent effarouchés ni par un éventuel départ du roi Albert II ni par l’arrivée sur le trône du prince Philippe. C’est plutôt une bonne nouvelle, car voilà un problème dont l’actuel ou le prochain gouvernement ne devrait apparemment pas trop se soucier, au cas où.
A voir les difficultés de fond, structurelles, économiques, éthiques, politiques et communautaires qui se posent toujours à notre pays, nous sommes plus que jamais convaincus que la monarchie doit tout faire surtout pour ne pas s’ajouter à la liste. Il est donc crucial qu’elle fonctionne avec transparence éthique et financière, dans le respect des tâches assignées et la discrétion. La monarchie se doit d’éviter d’être un problème dans ce pays qui se demande comment financer ses pensions, restaurer sa compétitivité, éviter les fermetures d’entreprises, organiser et financer les transferts de compétences, gérer la cohabitation nord-sud, réinventer Bruxelles et éviter que les citoyens, par temps de chutes de neige un peu au-dessus de la moyenne, ne risquent plus comme hier la congélation en attendant un bus ou un train.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Un non sens suite Vous tolérez la main cachée du débile Smith , qui conduit au désastre et vous voulez supprimer la couronne , par snobisme . Vous acceptez des syndicats révolutionnaires, comme antidotes au libéralisme et vous réfutez ,un pouvoir central fort et stable . Vous permettez , que des forces occultes dirigent le monde par multinationales interposées et vous posez comme principe démocratique l'abdication d'un vieux monarque.. un non sens vous disais je ...le jour ou il n'y aura plus d'Etat incarné par un homme ou une femme faisant autorité , alors Madame Delvaux ,, mème votre pensée sera télécommandée par la main invisible ,vos idées ,celle de la pensée unique ,votre crédo le profit . Heureusement , que l'effondrement du mur du libéralisme n'est plus tres loin ...sinon les journalistes ne seront plus que les idiots utiles de la main invisible
UN NON SENS Madamel'éditorialiste en chef vous commettez , au sens juridique du terme ,un non sens! Et c'est peu , que de le dire , car on voit mal ,ce que la personne d'un monarche a avoir ,avec la faillite annoncée du libéralisme économique . Car voyez vous chere Madame Delvaux , le libéralisme politique a été pensé par les philosophes des lumières acharnés a la perte des monarchies européennes . Ils nous ont expliqué en long ,large et travers , la séparation des pouvoirs , puis la laicité , puis les droits de l'homme etc...de sacrées balivernes ,qui ont conduit a des etats faibles . Encore plus faibles qu'intervint comme comparse des premiers Adam Smith , chantre du libéralisme , qui nous expliqua. , que la main que personne ne voyait règlait tout. résutat ,les marchés invisibles commandent des états évanescents . Bienvous voulez , qu'un roi abdique sous couvert de modernité , et vous acceptez des sénateurs ,qui en France ont 80 balais. Vous tolérez la main cach[...]
Titre obscur. Que signifie le titre de l'article? Que les Belges sont plus matures. Merci Madame l'éditorialiste de reconnaître que nous avons fait des progrès dans notre développement. Ou que la monarchie est plus mature? Expliquez-moi. Avions nous des monarches immatures? Que Madame nous éclaire tout ce beau monde. La monarchie n'a rien à voir avec le financement des pensions, la restauration de la compétivité ni avec les chutes de neige! Elle a une fonction constitutionnelle et doit s'y tenir. Quant à la compétitivité, prépensionner les travailleurs de Genk à 50 ans est un non-sens, cette action maintient des salaires élevés pour des fonctions peu qualifiées, n'encourage pas les jeunes à réussir des études performantes (et je vise ici tant la qualification technique qu'intellectuelle) pour améliorer leur condition salariale et provoque la régression de notre savoir faire. Le nivellement par le bas tellement cher à nos socialites.








"Près d un Belge sur deux se dit, dans notre sondage, favorable à une abdication du roi Albert II, avant ou après 2014"... Trop fort... Moi, la monarchie, je ne suis ni pour ni contre, bien au contraire... :-D... Non, à ce stade là, vous devenez monomaniaque à Sud Presse, faut consulter... La monarchie est un peu désuète, à l'image de la Belgique, et alors? Quelle(s) pointure(s) en alternative? Z'en voyez vous? Franchement...