François, plus qu’un nom, un programme ?
Voilà une affaire rondement menée. Pour autant que la rapidité de décision traduise une conviction forte et non une fuite en avant, il faut accueillir la nomination éclair du pape François Ier comme le signe d’une Eglise déterminée et au clair sur ses souhaits et ses besoins. L'édito de Béatrice Delvaux
Mais quid sur le fond ?
« Anti-Vatican » : Jorge Mario Bergoglio était le cardinal qui avait les faveurs, au conclave précédent, des adversaires de Jozef Ratzinger. Le nouveau pape est considéré comme un conservateur – on n’a pas élu Che Guevara –, mais moins que d’autres, car soutenu par ceux qui voulaient faire bouger le Vatican et le couper de l’omnipotence de la Curie et de l’establishment doctrinaire. Les prises de position du cardinal Bergoglio face au pouvoir argentin actuel donnent l’image d’un homme n’ayant pas peur d’affronter le pouvoir. A confirmer.
« Humilité ». C’était le signe le plus reconnu hier, avec pour emblème majeur, sa demande, avant toute chose, à la foule, de faire silence et de prier pour lui. Cette volonté affichée d’humilité est vue par les progressistes comme le plus grand facteur et la plus grande chance de changement dans la gestion des affaires vaticanes et cléricales. Ce pape qui a fait ses classes dans les bidonvilles devrait logiquement faire entendre à Rome la voix du peuple, pas celle des mandarins.
« Hybride ». C’est un compromis habile, sans doute le fruit d’une incapacité à trancher entre les partisans de la lignée européenne et du Nouveau Monde. On est allé chercher « au bout du monde » un pape un peu italien et opérant dans le plus européen des pays latinos.
« François ». Un choix très positif pour le professeur Torfs : « Ce nom, c’est en soi tout un programme. » Saint François, connu pour avoir fait le choix des pauvres, alla à l’encontre de son temps à une époque ou le déclin était déjà visible au sein de l’Eglise. Il a opéré des changements lourds, créant de nouvelles structures (les franciscains) et renouvelant pensée et façon d’agir. Et les progressistes de l’Eglise d’espérer que ce prénom soit plus qu’un slogan d’un jour : l’amorce d’un programme.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Médiocre... Un éditorial médiocre, sans saveur, de la part d'une journaliste qui ne comprend rien ou presque au fonctionnement de l'Église catholique. Et n'aviez-vous donc personne d'autre à citer que Rik Torfs qui affirmait encore hier haut et clair à la VRT que Scola avait été choisi parce que cela avait été très rapide! Et dire que vous êtes sûrement bien mieux payée que moi pour écrire de telles banalités. Voilà la société belge dans toute sa splendeur...
Avec l'article ci dessus ;"les arguments qui accablent le pape" et on ne peut pas dire que cela vient des athées, des franc-mac et autres sois disant pourfendeurs du Vatican, on se dit que finalement cette secte qui a réussit au delà de toute espérance, et cela depuis maintenant quelques 2000 années d'évangélisation et de prises de pouvoir toujours le sabre ou le fusils dans une main et la croix avec son crucifié dans l'autre, pour culpabiliser des centaines de générations de pauvres d'esprit, ne changera jamais si ce n'est par obligation, par la force des lois démocratiquement votée. Allez Kroll après le pape danseur de tango dessine nous en un qui bénissait les colonels argentins quand ceux ci faisaient découper les jambes des travailleurs en révolte à la tronçonneuse...
Est une figure conservatrice en matière de moeurs. Opposé à toute évolution sur l'avortement, la contraception ou le mariage gay. A pris position contre l'adoption d'enfants par des couples gays. A qualifié l'homosexualité "de démon infiltré dans les âmes". A été confronté à de graves accusations de collusion avec la junte militaire argentine dans les années 70. Ne danse pas le tango.
Que de mots inutiles pour un pape qui ne changera rien à l'église catholique romaine. Changer chez les catholiques c'est faire tomber les dogmes, les certitudes et plus de 2000 ans de domination. Changer c'est comme si l'église catholique se tirait une balle dans la tête...









Trop drôle les réactions des anticléricaux Je ris bien en lisant les réactions indignées des athées de ce forum. Ou quand on critique la paille dans l'oeil du voisin sans voir la poutre dans le sien. Vous-mêmes, socialistes baignant au plus haut point dans le culte de l'argent, qu'avez-vous fait pour les masses populaires exploitées des autres continents? Rien, à part pondre des discours lénifiants et remettre la responsabilité sur les autres. Au moins, certains prêtres et laïcs catholiques ont essayé de changer les choses, de faire prendre conscience aux masses opprimées de l'injustice de la situation. Certes, ils n'ont généralement pas été suivis par la hiérarchie ecclésiastique. Mais quel bilan le socialisme peut-il revendiquer dans le Tiers-monde? Rien, si ce n'est d'avoir berné les masses populaires, comme dans la vieille Europe finalement...