Eurantica s’offre un sacré coup de jeune et un aménagement en piazza !
A l’instar du Salon 2012, si l’organisateur Artexis fait la part belle au design et au vintage des années 1930 à 1960 et des années 1950 à 1980, c’est bien avec l’intention d’insuffler un nouveau dynamisme à l’événement. Le défi est double. Accrocher un public plus jeune. Souligner l’intérêt d’un mélange savamment pensé entre le classicisme et le design.
A l’abri du Palais 1 du Heysel, dans des stands toujours soigneusement mis en scène par les antiquaires et galeristes s’exposeront donc céramiques anciennes et pièces d’art premier, tapis d’Orient, bijoux, toiles de maîtres et dentelles… Un choix terriblement éclectique.
Le visiteur découvrira autant d’objets dont la qualité et l’authenticité ont été soigneusement vérifiées par une équipe pluridisciplinaire d’experts indépendants.
Une nouveauté cette année : la réorganisation de l’implantation. « Elle regroupe désormais les stands par îlots formant des piazza, expliquent les organisateurs. Ce qui permet une meilleure collaboration entre les antiquaires qui, pour certains, participent à la foire par spécialité – une section céramique regroupe d’importants acteurs autour d’une même piazza – ou en association. »
But de ce nouveau et étonnant plan de sol : « Proposer des formules innovantes et dynamiques qui rendront les spécialités plus visibles en proposant un outil affûté destiné à renforcer les synergies. » Les antiquaires, pour qui la participation à des foires prédomine sur leur activité en galerie, ont besoin d’exploiter au mieux leur participation en termes de diversité d’offres, de qualité de mise en scène et de visibilité.
Bienvenue aux trentenaires !
Enfants d’antiquaires – ou non –, ils se sont lancés dans la profession, seuls, avec leurs parents ou en association. Epinglons Catherine Gavage, passionnée par le design italien et les luminaires. Fils et petit-fils d’antiquaires, Jan Muller s’intéresse au gothique et à l’impressionnisme, aux œuvres romantiques de l’école de Laethem-Saint-Martin, aux pièces du quinzième siècle à nos jours.
Fondée en 2005 par un jeune trio (Pierre Babut du Marès, François Golenvaux et Valéry Gillon), la Galerie belge se concentre sur les œuvres picturales belges des XIXe et XXe siècle. Sébastien Tercelin de Joigny souhaite, lui, rester généraliste mais avoue une prédilection pour l’art de la table et l’orfèvrerie du XVIIIe siècle.
Notons encore l’arrivée de l’Anversois Antony Short, de Michael Zada (Zada Gallery) ou de Fierlant Dormer (Galerie Woodfox) qui présentera une lettre de Napoléon adressée à Charles De Merode-Westloo et une autre de Marguerite de Parme…
Eurantica, du 15 au 24 mars au Palais 1 – Brussels Expo, 1 place de Belgique, 1020 Bruxelles. Le salon est ouvert, en semaine de 14 à 19 h et le week-end de 11 à19 h. Ladie’s Day le 19 mars (entrée gratuite pour les dames) et nocturne jusque 23 h le 21 mars. Prix d’entrée : 15 euros par personne et gratuit pour les moins de 16 ans. Infos : www.eurantica.be.


