Le design qui vous fera du bien se déguste à Saint-Etienne

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A Saint-Etienne, tous les deux ans, on est complètement gaga de design.

Tour d’horizon de la soixantaine d’expositions.

Enjeux multiples de ce design du futur.

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Adopterez-vous «
L’Algaculture
»
? Une relation symbiotique entre l’humain et son alimentation par photosynthèse.
    Adopterez-vous « L’Algaculture » ? Une relation symbiotique entre l’humain et son alimentation par photosynthèse.

Saint-étienne

de notre envoyée spéciale

Un baby-foot avec des poupées Barbie. Des cochons électriques à damner les androïdes. Le corps semi-photosynthétique imaginé par l’Anglais Michael Burton… Comment designers et entreprises imaginent-ils notre futur à plus ou moins brève échéance ? Fera-t-on pousser chez soi jambons ou saucisses ? Pour se faire une petite idée de ce qui nous attend, un trip à la 8e  Biennale internationale Design de Saint-Etienne s’impose.

Le programme est chargé : 60 expositions, des colloques, des rencontres à l’improviste, l’exploration de la Cité du Design. C’est là que tout se joue jusqu’au 31 mars sous le thème de l’empathie et l’expérience de l’autre.

L’empathie ? « C’est regarder et construire le monde autrement, précise Elsa Francès, directrice de la Biennale. Comment ? En appréhendant les sentiments et les émotions de l’autre. » Et c’est parti pour une longue marche à cœur ouvert, petites antennes vibrant à chaque influx. Sous la verrière des 16.000 m2 de la Platine, dans les vastes espaces industriels de l’ancienne manufacture d’armes, la commissaire de l’exposition « Demain c’est aujourd’hui » a dispersé une panoplie de modules, un parcours goupillé sous les termes de nos préoccupations les plus basiques : se déplacer, manger, produire, consommer, se soigner, etc. « Comment mangerons-nous demain ? Cela nous concerne tous , explique Claire Fayolle. Le Laboratoire de David Edwards, biologiste qui enseigne à l’université de Harvard, propose des expériences qui se situent à la frontière du design, de l’art et de la science. Il invente une nouvelle nourriture dans laquelle tous les éléments indispensables pour survivre sont présents. On mangera même le packaging de la nourriture. C’est le début des possibles pour vivre autrement, en transformant aussi notre manière de concevoir et de produire les choses ? »

On s’envole en 2050 devant une vidéo qui montre la carlingue intelligente d’un futur Airbus. Utopie ? « Cela semble complètement virtuel, reprend Claire Fayolle, mais les ingénieurs de l’aéronautique travaillent déjà à ce type d’avion ! »

Entre science-fiction et séduction, le concept d’empathie prend des allures de manège enchanté. Parce qu’il faut réinventer le monde.

DOMINIQUE LEGRAND

Biennale internationale Design Saint-Etienne, jusqu’au 31 mars. www.biennale-design.com

Osez la rencontre !