Le rendez-vous cannois reste un incontournable pour les investisseurs et développeurs de tous poils
Même si l’affluence a connu une baisse à cause du grand froid qui a sévi dans le nord de l’Europe, le salon international de l’immobilier a réuni une fois de plus les plus grands acteurs mondiaux. La Belgique n’a pas été en reste.
Croisette, Vega Luna, La Mandala, rue d’Antibes, boulevard Carnot, Martinez, Majestic, Carlton, Grand Hotel… Autant de noms qui évoquent Cannes, lieu où s’est tenu le traditionnel Mipim, la semaine dernière. Le salon international de l’immobilier a accusé une baisse de fréquentation, mais il n’y était pour rien.
Belges, Anglais, Français et Allemands : beaucoup d’entre eux furent en proie à d’énormes difficultés pour rejoindre la côte d’Azur en raison du froid qui a paralysé le nord de l’Europe. Les retards et/ou annulations de vol dus aux chutes de neige ont eu pour conséquence que plusieurs conférences de presse furent annulées, faute d’orateurs, de nombreux rendez-vous ratés et des lunchs/dîners, réservés pourtant à prix d’or, en partie désertés.
Lors des cocktails, déjeuners et autres rendez-vous d’affaires organisés par les acteurs belges, la question qui circulait avec insistance était la suivante : combien de temps as-tu mis pour arriver ?…
Certains furent plus chanceux que d’autres. Ainsi Charles Picqué, arrivé le mardi, et dont le compteur n’affichait qu’un retard d’une heure et demie sur l’horaire prévu. Une broutille pour un ministre-président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale dont c’était le dernier Mipim. « Cela me procure-t-il une tristesse particulière ? Absolument pas !, dit-il lors d’un petit-déjeuner très informel. Je viens depuis très longtemps à Cannes mais avec des entorses, comme l’an dernier par exemple. »
Un journaliste lui fit alors remarquer en guise de boutade que les balades au soleil le long de la plage, ce n’est tout de même pas désagréable. « Oui, mais pour ça, je n’ai pas besoin de venir au Mipim. Ma femme adore Fayence. Chaque année, la côte d’Azur est au menu de nos vacances en juillet », sourit-il.
Concernant le salon, Charles Picqué avoua se poser la même question à chaque fois : cela vaut-il réellement la peine d’y aller ? « Il faut bien reconnaître que oui, finit-il par affirmer après une courte réflexion. Au fil des années, je me suis rendu compte que beaucoup d’investisseurs pensaient qu’il n’y avait plus de place disponible pour investir à Bruxelles. C’était la capitale de l’Europe, pensaient-ils, et les derniers espaces disponibles pour construire avaient sûrement été pris d’assaut. Il fallait à chaque fois les convaincre du contraire et pour ça, il n’y a pas meilleur endroit que le Mipim… »
Car cette vaste foire fréquentée par des milliers d’investisseurs/développeurs/promoteurs de tous poils est le meilleur endroit pour faire connaître au monde entier un projet à construire qui cherche un financement.
La semaine dernière, certains en Belgique se sont posé la question de savoir si cela valait la peine d’envoyer autant d’émissaires sur la côte d’Azur, sous prétexte que leur voyage était financé par les deniers publics. On peut toujours discuter sur le nombre, voire même sur la fonction des personnes aperçues sur place. Mais la Belgique se doit d’être présente, c’est indiscutable.








