L’état francophone n’existe pas
Le plan B, tout le monde y (re)pense, grâce à Geert Bourgeois. Samedi dernier, dans le Standaard, le ministre N-VA a dévoilé la stratégie de son parti pour l’après-2014. L’« autonomie totale » (lisez : l’indépendance) des Régions, du moins des deux « grandes ». Et pour Bruxelles, la cogestion. Une sortie qui aura eu le mérite de la piqûre de rappel pour les partis francophones. Il faut, certes, discuter de l’application de la sixième réforme de l’Etat. Mais aussi se préparer à tous les scénarios, en ce compris celui de l’éclatement du pays. Tant au PS qu’au MR, chez Ecolo ou au CDH, quoi qu’en disent les présidents, les experts planchent sur cette hypothèse : scission de la dette, reconnaissance internationale…
Mais il serait grand temps aussi de se pencher sur le projet politique. Parce qu’à cet égard, c’est le grand flou. Officiellement, on ne parle pas du plan B. En filigrane de certaines interviews, on devine quelques intentions. Pour les uns, la Belgique résiduelle est synonyme d’Etat francophone, ce qui revient à nier le statut bilingue de Bruxelles. Pour d’autres, cette Belgique restante est l’union de la Wallonie et Bruxelles, soudées par des liens que l’on serait bien en peine de définir. Bref, ce n’est pas clair.
Ce qui l’est beaucoup plus, c’est l’avis des premiers concernés, les Wallons et les Bruxellois, qui s’expriment dans notre sondage. Accentuant une tendance enregistrée ces dernières années, les Bruxellois votent pour l’indépendance. Un choix surprenant ? Pas vraiment ! Ces dernières années, l’identité bruxelloise s’est nettement affirmée, multiculturelle, multilingue. Une part sans cesse croissante de la population bruxelloise est d’origine étrangère, n’a pas le français pour langue maternelle. A Bruxelles, l’appartenance s’exprime par rapport à une Région urbaine, une commune, un quartier, la Belgique. Bien plus qu’à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Du reste, la classe politique contribue activement à renforcer ce fait. Les Flamands, en brandissant régulièrement la menace de la cogestion. Les francophones en peinant, depuis plus de quarante ans, à donner un projet politique, des structures claires, une adhésion populaire, même un nom qui dure, à la Communauté française.
Pas étonnant que les Bruxellois ne se retrouvent pas dans cet « Etat » francophone. De quoi faire réfléchir les présidents de parti, à l’heure où ils réfléchissent au destin de la Wallonie et de Bruxelles. C’est, d’abord et avant tout, celui des Wallons et des Bruxellois.
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Voir toutes les réactions 29.Bergerac Le "Congrès de Vienne s'est déroulé sur la période 1814/1815.La France doit revenir à ses frontières de 1791. L'insurrection belge contre les Hollandais est définitivement gagnée en 1831.Le "Protocole de Londres" reconnaît l'indépendance et la neutralité de la nouvelle Belgique.(Malgré une contre- attaque des hollandais)Aujourd'hui des personnalités reconnaissent que les Etats Européens ont pratiquement vécu.(Cf. M.Rocard in inObs.7.03.13).L'avenir est à l'Europe. A condition qu'elle se donne une solide structure politique.Dont un sérieux pouvoir de gestion.Mais merci quand même pour la bonne intention!,!
Le pire c'est que la Flandre ne lâchera ni Bxl ni la Wallonie. Il n'y aura pas de séparatisme. Certes, la Flandre va séparer la sécu, l'économie, les allocations familiales et bien d'autres choses culturelles, politiques etc.. La Flandre va se doter des statuts d'un pays. Elle sera à la fois un état autonome mais elle gardera les institutions belges qu'elle flamandise à son profit exclusif. Trop petite, la Flandre a trop besoin des territoires wallons (terres agricoles, forêts, eaux) et du statut de capitale de Bxl. Pire, elle rêve d'un Grand Pays-Bas dont la Hollande et la Flandre serait les pays maîtres et la Wallonie et Bxl les régions soumises. Quant aux francophones, la classe intellectuelle a choisi : "devenir multiculturel flamand" ou mieux devenir flamand, comme le font déjà bon nombre de journalistes.
Il suffit de lire le titre : Voilà l'exemple parfait de ce que la NVA Aimerait inculquer dans la tete de tous les francophones, qu'ils soient de Wallonie, de Bruxelles ou d'ailleurs. Semer la zizanie pour mieux nous bouffer. En tout cas, je suis Bruxellois et, maintenant que nous venons d'être "Berlinisés" , je suis plus convaincu que jamais que Bruxelles n'a d'avenir qu'avec la Wallonie. Et si la NVA veut extraire la flandre de l'entitée Belgique, même si c'est malheureux, ce n'est pas moi qui les empécherai; Mais c'est n'est pas moi non plus qui leur faciliterai dans ce cas leur demande d'adhésion à l' Europe ! ...








Le gouvernement de EDR fait partie du plan B des francophones. Seul les les blanc-becs, présidents des partis politiques flamands de la majorité, ne l'ont pas compris à temps.... La révolution belge avait comme but de se séparer des Pays Bas et de se rattacher à la France. Surtout la réaction de Willem, et les puissances Prussiennes et Anglaises contre la France nous ont menés à l'indépendence. La notion de pays indépendant est d'ailleurs une chose du passé, qu'il s'agisse de la Flandre ou de la Belgique... Avec l'évolution des pouvoirs régionaux en Belgique - commencée avec l'idée de former un pays latin alors que langue et culture du peuple sont germanique - tout ceci ne peut plus être arrêté, 2007 aurait été un bon moment pour continuer cette évolution, mais les forces conservatrices étaient encore trop fortes.... le risque de déstabilisation causé par une évoltion trop rapide en 2014 n'est pas à exclure....