Un sérieux coup de froid sur l’opération «Lasnaqua»

Xavier Attout
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Le contrat de rivière Dyle-Gette comptait sur 2.000 personnes. Seule une centaine a tenté le coup.

Même la machine permettant de boire l’eau du lac avait gelé !

Et les poissons avaient froid, comme les participants…

  • Charles Franceschini a tenté de démontrer que l’eau du lac de Genval pouvait devenir potable...
    Charles Franceschini a tenté de démontrer que l’eau du lac de Genval pouvait devenir potable...

Les organisateurs de Lasnaqua attendaient près de 2.000 personnes ce dimanche. Seule une centaine (en voyant large…) a osé braver le froid et mettre le cap sur le lac de Genval pour découvrir la quinzaine d’activités qui devaient mettre en lumière la beauté et les richesses de la vallée de la Lasne. Une belle déception donc pour le Contrat de Rivière Dyle-Gette, un organisateur qui avait, une fois n’est pas coutume, décidé de mettre sur pied un événement de grande ampleur.

«C’est une petite catastrophe, se désolait Jean-Marie Tricot, le coordinateur du contrat Dyle-Gette. Six mois de travail qui sont mis à mal. Nous avons hésité à annuler la journée, mais par respect pour nos partenaires, nous avons décidé de la maintenir. Il est évident que ce n’était pas vraiment la journée populaire à laquelle on s’attendait… »

Vu les conditions hivernales, Lasnaqua a été amputé d’une série d’animations. Les régates, initiations à la voile, balades guidées, balades contées sur le lac ou promenades pédestres sont passés à la trappe. Seul le village de l’eau, installé sur la pelouse qui borde le lac de Genval et qui regroupait différents stands d’associations, a attiré quelques personnes. La découverte de certaines réserves naturelles, telles le Rodebos à Huldenberg, a été maintenue. Tout comme la première projection belge du film «Water, le pouvoir secret de l’eau», au Château du lac. Une manière de terminer la journée bien au chaud.

Une eau de qualité…

Car auparavant, il faut avouer que les bénévoles installés dans les différents stands ont eu bien du courage. « Par le biais de notre osmoseur, nous devions permettre aux visiteurs de boire l’eau du lac de Genval, explique Charles Franceschini, de la société «i4», qui habite Hamme-Mille. Malheureusement, le système a gelé! L’objectif est de transformer de l’eau de pluie en eau potable. Ce filtrage de l’eau me permet d’être totalement autonome en eau. D’habitude, l’osmoseur est utilisé pour les toilettes, la machine à laver et le jardin. Les avantages? Une eau de bien meilleure qualité et une réduction des coûts. »

Un peu plus loin, un stand de la KUL et de l’UCL présentait dans des aquariums les poissons pêchés samedi dans la Lasne: «On y retrouve une quinzaine d’espèces. C’est très diversifié. Notamment des épinochettes, des épinoches ou encore des anguilles. L’eau est gelée mais pas les poissons, qui ne sont pas morts. Ils ne bougent pas car ils ont froid. Comme nous!»