La moitié des médicaments coûtera moins cher
Dès le 1er avril, les prix des médicaments baisseront. Mais le patient n’y verra souvent que du feu.
Dès lundi prochain, 1er avril, la moitié des médicaments verront leurs prix baisser. Jusqu’à 70 % parfois. C’est la conséquence directe d’une baisse générale de 1,95 % décidée fin 2012 par le gouvernement sur proposition de la ministre de la Santé Laurette Onkelinx (PS).
Attention, cet effet ne sera pas nécessairement visible pour le patient. Parfois, la diminution de prix ne profitera qu’à la Sécurité sociale, et donc aux caisses de l’État. Mais pour certains médicaments, le patient verra directement la différence à la caisse.
Concrètement, le prix à la pharmacie de plus de 2.500 médicaments utilisant 360 substances actives différentes va baisser.
Quels médicaments baissent de prix ?
La moitié ! Toutes les classes de médicaments sont concernées. Cela va des traitements chroniques du diabète, du cholestérol, de l’hypertension, de l’asthme ou de l’ostéoporose aux antibiotiques, en passant par les vaccins et la pilule contraceptive.
Attention, cet effet ne sera pas nécessairement visible pour chaque patient. Certains médicaments avec un prix élevé dépassent en effet le plafond que paie le patient, soit 14,10 euros (9,3 euros si, précarisé ou à revenus inférieurs, il bénéficie du tarif BIM). Dans ce cas, ce que paie le patient ne changera pas, mais c’est la Sécurité sociale qui bénéficiera directement de la ristourne : elle devrait rapporter un total de 89 millions par an.
Mais, pour de nombreux autres médicaments, le patient devrait voir la différence à la caisse. Parfois, il s’agit de quelques centimes, parfois c’est bien davantage. Ainsi, dans le traitement du cholestérol, une affection qui concerne des dizaines de milliers de patients chroniques, le Lescol, une statine, passe de 15,4 à 6,88 euros.
Faisant ce constat que ce sont souvent pour les médicaments les plus anciens (pour lesquels le brevet est expiré) que les baisses de prix sont visibles directement par les patients, la ministre de la Santé souligne qu’il est donc essentiel que «
les médecins jouent leur rôle social en prescrivant aux patients les médicaments équivalents les plus avantageux pour eux
». Exemple concret ? Le Plavix, un anticoagulant, dont la baisse de prix réduit le coût de 14,39 à 12,21 euros pour le patient, ne coûtera que 6,72 euros en médicament générique, soit quasi la moitié !
Vos réactions
Voir toutes les réactions Et qu'est-ce que les pharmaciens vont devenir ? Qu'est-ce qu'ils payeront encore d'impôts ? Vont-ils devoir vendre des choses plus ou moins légales sur internet pour s'en sortir ?
chers futurs malades, choisissez intelligemment de quelle pathlogie vous allez souffrir à l'avenir, vaut mieux en en choisir une où les pillules ne seront pas "hors de prix" mon fils est collé depuis 4 semaines, j'en suis deja au moins à 300 euros de ma poche, entre les medecins, l'hopital, le pédiatre, le pharmacien.... honteux... je pense que je vais m'arranger pour qu'il soit en séjour illégal en Belgique, afin qu'il recoivent 800 euros par mois au CPAS pour se soigner "à l'oeil" comme à Anvers...
chers futurs malades, choisissez intelligemment de quelle pathlogie vous allez souffrir à l'avenir, vaut mieux en en choisir une où les pillules ne seront pas "hors de prix" mon fils est collé depuis 4 semaines, j'en suis deja au moins à 300









Non mais c'est encore un coup à "la Laurette". D'ailleurs, si les "partenaires" l'ont accepté, c'est parce que cette mesure va rapporter à l'Etat. Quant aux médecins généralistes, je pense que la plupart d'entre eux sont attentifs à l'aspect social et que leurs prescriptions ne sont pas de l'automatisme robotisé, si je puis dire. De toute manière, partout où Laurette est passée...