Une femme à la plage rend des couleurs à Isaac Israels

Jean Vouet
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Début mars, Isaac Israels a vaincu le signe indien : sa cote est à nouveau en hausse.

  • « Femme à la plage » par Isaac Israels : vendu 21.875 euros. LOT 4. © D.R.
    « Femme à la plage » par Isaac Israels : vendu 21.875 euros. LOT 4. © D.R.

C’est à Amsterdam, le 12 mars dernier, que cette aquarelle sur papier, grande de 50 par 33 centimètres, a trouvé preneur à plus de quatre fois son estimation basse…

Elle était incluse dans une vente d’œuvres d’art plastique du XIXe siècle à nos jours, qui comprenait une importante section dévolue à l’art indonésien. Si l’on y trouvait donc un peu de tout, la plupart des œuvres étaient de qualité moyenne et d’intérêt plutôt national.

Isaac Israels est un artiste hollandais qui vécut entre 1865 et 1934. Son père, le peintre Joseph Israels, eut une grande influence à ses débuts. Membre de ce qu’il est convenu d’appeler l’Ecole de La Haye, ce dernier renouvela l’art du paysage aux Pays-Bas, non sans avoir été auparavant lui-même influencé par l’Ecole de Barbizon.

Isaac Israels s’affranchira cependant de ce courant pour adopter une palette de couleurs plus étendues et choisir des sujets qui dépassent la représentation de la nature. Il s’intéressa plutôt à la figure humaine, au travers de portraits, mais aussi par le biais de scènes de rue, de promenades ou encore de scènes de plage, comme c’est le cas ici.

Bien que célèbre dans son pays, sa renommée n’a pas vraiment dépassé les frontières des Pays-Bas.

Le marché de l’artiste a connu un pic à la fin des années 1980 mais, avec la crise du marché de l’art dans la décennie qui a suivi, ses œuvres se vendaient plus difficilement.

Depuis lors, les experts sont prudents et c’est ce qui explique sans doute l’estimation très conservatrice de Christie’s : 5.000 à 7.000 euros.

De plus, tout comme l’artiste n’est pas exposé dans des musées étrangers, son marché est quasi exclusivement national, ce qui pousse également à une certaine retenue. Les belles dimensions de cette aquarelle, ainsi que son sujet plaisant, auront sans doute suffi à contredire cette tempérance…

Osez la rencontre !