L’immobilier attire les investisseurs
De tout temps, on investit dans la brique car cela peut rapporter gros. Le profil de l’investisseur est large : du petit investisseur au mastodonte qui lorgne vers les mégaprojets.
Le monde de l’immobilier et celui des investisseurs sont étroitement liés. Comme le yin et le yang. C’est une évidence puisque pour construire avec des briques, il faut de l’argent. Que ce soit celui du petit épargnant soucieux de capitaliser en achetant un bien de rapport, ou celui de l’acteur public ou privé de (très) grande envergure. Car plus le projet est grand, plus il faut de l’oseille, du flouze, du pognon, du blé…
Pour le projet du Chambon, du nom du site sur lequel se trouve l’ancien siège central de la Caisse générale d’Epargne et de Retraite en plein cœur de Bruxelles, le nouveau propriétaire des lieux a dû, par exemple, en débourser 35 millions pour l’acquérir. Une pacotille par rapport aux… 150 millions qu’il devra débourser pour le transformer en un vaste complexe (75.000 m2) multi-usage.
Allfin, avec à sa tête Marnix Galle, le CEO passionné, un peu fou, qui ne doute de rien (biffez la mention inutile…), veut en faire des appartements, des logements pour étudiants, des bureaux et du commerce.
La volonté est également de transformer la salle du conseil de l’ancienne CGER située dans le somptueux bâtiment Beyaert en hôtel de luxe. Mais là, le projet coince pour l’instant, histoire d’image un peu cheap de Bruxelles (considérée comme une ville à l’hôtellerie bon marché).
Mais investir, on l’a dit, cela peut se faire également à petite échelle. On achète une maison, on la retape et on finit par la revendre. Quand on voit que l’opération a plutôt bien rapporté, on recommence avec une autre maison. On la retape, et on la revend, etc.
C’est le cas de Marc P. qui n’a pas souhaité nous révéler sa vraie identité de peur, sans doute, de susciter des jalousies, et qui a troqué ses objectifs de photographe (son métier à la base) contre un autre objectif : celui de « jouer » à l’acheteur/rénovateur/revendeur de biens immobiliers. On notera toutefois qu’il le fait avec des produits de petite envergure. « Ces biens-là partent comme des petits pains », nous dit-il en substance.
Une affaire qui marche et qui a eu un effet plutôt inattendu : l’homme ne travaille plus que six à sept mois par an et s’est mis à faire du sport. Il est pas beau le monde de l’investisseur ?



