André Léonard: «L’homosexualité doit se vivre dans l’abstinence et le célibat»

Béatrice Delvaux

L’homosexualité reste un sujet délicat pour l’archevêque de Malines-Bruxelles. « Quand je m’adresse à des chrétiens, je les invite à assumer cette situation dans une forme de célibat, comme on le fait dans beaucoup d’autres cas », explique André Léonard. Grande interview dans Le Soir de ce samedi.

Dans l’interview qu’il nous a accordée, il insiste et nous demande de le préciser à nos lecteurs : si on aborde ce sujet, c’est à la demande de ceux qui lui posent des questions, parce que lui n’a rien à en dire. Mais nous partons malgré tout à l’abordage.

Qu’est-ce donc que l’homosexualité pour l’archevêque ?

«  C’est une donnée que les gens découvrent en eux-mêmes et dont l’origine reste un peu mystérieuse. Il n’y a pas de responsabilité morale là-dedans. »

Que fait-on selon vous de cette donnée ?

«  Quand je m’adresse à des chrétiens, je les invite à assumer cette situation dans une forme de célibat, comme on le fait dans beaucoup d’autres cas. Mais même des non-chrétiens peuvent percevoir cette exigence dont le fondement est de nature philosophique. Il y a des gens qui en fonction de leur santé, leur situation familiale, professionnelle, sont immanquablement conduits à faire le choix d’une vie de célibataire. Pour un chrétien, c’est une raison de faire un choix de vivre en célibat ou alors de vivre avec un autre homme ou femme, une relation d’amitié mais en respectant le langage de la sexualité, en respectant sa logique qui est la polarité masculin-féminin. »

Vous les empêchez d’atteindre un bonheur, auquel ils auraient droit ?

«  Je ne me situerais pas sur ce plan-là. Car personne n’a un droit inconditionnel au bonheur. C’est une aspiration qui doit toujours tenir compte des exigences morales de la conscience. »

En désapprouvant la pratique, vous désapprouvez les gens ?

«  Non. Une personne est plus que ses pratiques. Il y a pas mal de situations de la vie ou on est appelé à vivre un renoncement. Il y en a qui sont porteurs d’un vrai bonheur. Toute la vie morale nous demande des renoncements. »

Changer les noms des congés scolaires, un choix « curieux » pour Mgr Léonard

L’archevêque de Malines-Bruxelles ne mâche pas ses mots sur les modifications des dénominations de congés scolaires. «  Si c’est idéologique, cela me paraît curieux et surtout irréaliste. Mais je pense que les gens vont continuer à dire vacances de Noël, de Pâques. J’espère que cela ne fait pas partie d’un plan pour gommer tout notre héritage chrétien car, alors, gare à nos musées et notre répertoire musical. Bonne chance aux nouveaux iconoclastes ! Leurs réformes de calendrier auront le même sort que le calendrier républicain avec son « an I », ses « messidor » et « vendémiaire », etc. »

Retrouvez notre interview dans nos éditions de ce week-end et dès 13h00 ce samedi dans Le Grand Oral La Première Le Soir.

Vos réactions

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111. un type dit le 31/03/2013, 16:49

"corriger l'impact à connotation raciste par une pirouette sémantique." En fait, je me fiche des Juifs autant que de vous, de Léonard et des homosexuels. Vous ne corrigez pas votre impact à connotation sexiste et clairement homophobe par des pirouettes sémantiques, peut-être ? Je n'y peux rien si ceux qui croient en l'ancien testament, pas au nouveau, ni au coran sont des Juifs. Il n'y a rien de raciste dans ce constat.

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110. Darth dit le 31/03/2013, 12:22

@ ReOufti. (suite) Un peu de sérieux: si l'Homme est un mammifère biologiquement sexué, ce n'est pas pour qu'il se prive de sa sexualité au nom d'un précepte dogmatique

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109. Darth dit le 31/03/2013, 12:20

@ ReOufti. Vous me quotez mal; j'ai bien dit "sur rien de tangible" autrement dit rien de concret, rien d'analysable, rien de certifié. La foi est par définition irrationnelle car elle se base uniquement sur la parole d'un dieu dont il est impossible de prouver l'existence. Le mythe du Christ n'y échappant pas. Quant à la sexualité, tous ces donneurs de "bonne morale" couchent avec Dieu peut-être? Un peu de sérieux: si l'Homme est un mammifère biologiquement sexué, ce n'est pas pour qu'il se prive de sa sexualité au nom d'un précepte dogmatique

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108. Darth dit le 31/03/2013, 12:18

@ ReOufti. Vous me quotez mal; j'ai bien dit "sur rien de tangible" autrement dit rien de concret, rien d'analysable, rien de certifié. La foi est par définition irrationnelle car elle se base uniquement sur la parole d'un dieu dont il est impossible de prouver l'existence. Le mythe du Christ n'y échappant pas. Quant à la sexualité, tous ces donneurs de "bonne morale" couchent avec Dieu peut-être? Un peu de sérieux: si l'Homme est un mammifère biologiquement sexué, ce n'est pas pour qu'il se prive de sa sexualité au nom d'un précepte dogmatique

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107. Darth dit le 31/03/2013, 12:15

@ ReOufti. Vous me quotez mal; j'ai bien dit "sur rien de tangible" autrement dit rien de concret, rien d'analysable, rien de certifié. La foi est par définition irrationnelle car elle se base uniquement sur la parole d'un dieu dont il est impossible de prouver l'existence. Le mythe du Christ n'y échappant pas. Quant à la sexualité, tous ces donneurs de "bonne morale" couchent avec Dieu peut-être? Un peu de sérieux: si l'Homme est un mammifère biologiquement sexué, ce n'est pas pour qu'il se prive de sa sexualité au nom d'un précepte dogmatique

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