Et si on se mettait au chevet de l’entreprise ?
Le constat est là, navrant. Les destructions d’entreprises seront bientôt plus importantes que les créations de sociétés. C’est scandaleux. Parce que les maux sont identifiés depuis belle lurette mais que les remèdes administrés n’ont servi qu’à les renforcer. Dans un pays en crise et en manque de confiance, on peut comprendre, mais ne pas accepter que les promesses de « dégager des moyens substantiels pour la relance » n’aient pas été tenues. Parce que la « petite » entreprise représente la majeure partie du tissu économique belge. Elle mérite donc une attention plus que soutenue, certainement en ces temps moroses où l’on devrait redoubler d’efforts pour faire aboutir de nouvelles idées. Alors ces maux ? L’attention aux grandes entreprises, d’abord. Ces dernières sont plus à même que leurs pairs de taille plus modeste de capter une grande part des (nombreux) incitants fiscaux mis sur la table. Parce qu’elles ont les moyens humains de les connaître, de les comprendre et de les adapter à leurs structures bilantaires forcément plus « réceptives ». Vous connaissez beaucoup de petites boîtes qui profitent des notionnels, vous ?
Les lourdeurs administratives, ensuite. Le choc de simplification (administrative) voulu en France pourrait, d’après François Hollande, dégager 3 % de PIB. Ce n’est pas rien. La situation n’est sans doute pas aussi grave en Belgique, mais les critiques envers les
« charges administratives » sont récurrentes.
Le manque de communication est un autre de ces maux qui gangrènent la création d’entreprises. C’est dommage parce que de nombreux dispositifs ont été mis sur pied ces dernières années : subventions, exonérations, prêts, accompagnement… Mais s’y retrouver dans ce dédale relève de la gageure. Et quand un entrepreneur lance une activité, il n’a pas le temps de « décortiquer » ces aides si le travail ne lui est pas simplifié. Cerise sur le gâteau : personne n’est en mesure de donner une évaluation précise des outils mis à disposition, que ce soit en termes qualitatifs ou budgétaires. Enfin, toute la problématique de l’éducation et de la formation doit être repensée. Il ne s’agit pas de tout miser sur la formation professionnelle, mais il n’est pas normal que le mot entreprise soit le plus souvent prononcé pour la première fois au cours d’études supérieures ciblées.
Vos réactions
Voir toutes les réactions ET POURQUOI DONC AU CHEVET? Monsieur Mathieu ,l'entreprise serait 'elle malade ?, Quel est le mal sournois ,insidieux ,qui frappe ce malade jusqu'alors bien portant ? C'est curieux Mr Mathieu , que dans un monde libéral ou la liberté d'entreprendre est un crédo , l'entreprise soit malade ? Non ? n'e'st ce pas surprenant ?. Analysons les faits , lla France a toujours été un pays bureaucratique et procédural , pourtant il y a encore quelques années , a travers nos villes et nos campagnes vivait toute une pépinière de petits commerces , artisans ,restaurants , petiteezs et moyennes entreprises , qui faisaient vivre des milliers de personnes Puis arriva le libéralisme , ouverture des frontières , main d'oeuvre a bas cout , exode rural ,délocalisations , etc..etc..patatras ,tout un monde s'effondra sous nos yeux et pour le malheur du plus grand nombre . Le malade n'est pas malade du trop d'ETat , il est malade de pas assez d'ETat protecteur ou de mauvais ETat . Il est surtout devenu incurable a caus[...]
L' entreprise irait mieux si elle payait moins ses dirigeants et actionnaires. L' entreprise irait mieux si elle engagerait plus volontiers des travailleur même sans formation, L entreprise irait mieux si elle ne délocalisait pas. Quand le pouvoir d' achat des travailleurs de la classe moyenne fond comme neige au soleil, l' entreprise ne vend plus et donc entretient ce cercle infernal.
les notionnels Renseignez vous. Toutes les petites boîtes que je connais profitent des intérêts notionnels, même si l'indépendant moyen ne s'en rendait pas compte, son comptable le lui a expliqué et il a découvert qu'il payait moins d'impôt qu'avant. Ce n'est pas pour cela qu'il a augmenté son capital, ni qu'il a engagé, simplement il vit mieux et bénit Reynders tous les jours, donc l'électorat MR est protégé. Et je parie qu'il ne sait pas que s'il engage il ne devra pas payer de charges sociales pendant presque 2 ans (mesure de la ministre de l'Emploi SPA) : à quand un article pour faire un peu de publicité sur cette mesure d'octobre 2012 ?.
Encore une erreur sur la cause de la crise. Jamais les états n'ont mis autant d'argent sur la table pour aider les entreprises et cela dans divers secteurs de l'activité économique. L'aide massive au secteur bancaire est encore présent dans les mémoires. La question n'est pas d'en donner encore plus mais bien de relancer la consommation et de rendre confiance à la population et, évidemment, aux entreprises. Ce n'est pas le chemin pris par la Commission européenne et son gourou Angela Merkel. Elle fait le contraire et elle précipite l'Europe dans une récession sans fin.








ET POURQUOI DONC suite a cause du venin financier ,du virus actionnarial et du cancer des sociétés écran ,gigogne, poupées russes etc.. Il faut nettoyer celà au karscher , comme aurait dit quelqu'un , au rayon X, au laser , comme vous voudrez ....