Du froid, encore au moins jusqu’à la semaine prochaine
Le mois de mars le plus froid des cinquante dernières années, des prévisions qui n’annoncent rien de meilleur… Quel impact sur notre moral ? Frédéric Soumois a répondu à vos questions.
S’il a brillé deux jours durant, le soleil se fait plus timide pour ces prochains jours. Des averses sont à craindre pour ce mercredi avec des températures ne dépassant pas 7 degrés.
Ce mercredi les températures ne dépasseront pas les 7º et cette nuit il fera 0º alors que les températures habituelles sont en moyennes de 14º. Il fait anormalement froid…
« Anormalement oui, puisque le mois de mars que l’on vient de vivre et le plus froid depuis cinquante ans et ce froid va se prolonger jusqu’au bout de cette semaine et au moins jusque-là semaine prochaine. Ou on va troquer quelques degrés de plus contre quelques précipitations en plus. Ce qui n’est pas mieux puisque pour le moment on a une jolie lumière pour la plupart du pays même si ça risque de se gâter cet après-midi. C’est très instable. En fait les mécanismes d’un anticyclone, qui est basé sur la Sibérie, nous diffusent normalement de la chaleur. Mais il arrive que l’anticyclone ait du mal à lutter, comme maintenant, ce qui explique l’imprécision des prévisions à moyen terme. »
« Une hypothèse robuste lie ce temps au réchauffement climatique et les météorologues l’avaient prédit, à la hausse comme à la baisse. Donc comme on est dans un climat tempéré en Belgique les climats sont plus intenses. Cela renforce les théories de ceux qui luttent contre le réchauffement de la planète. Mais il faut rester prudent sur cette théorie. Beaucoup de météosceptique remettent en cause cette théorie et il est encore trop tôt pour se prononcer. Nous sommes dans une civilisation qui veut tout contrôler et le temps est encore quelque chose qu’on ne contrôle pas… » Est-ce que ce froid qui perdure a une influence sur les hommes ?
« Oui, bien sûr, sur l’énergie surtout. Le corps doit maintenir une température de 37º, donc quand il fait moins -5, l’organisme doit combler cet écart . Donc le corps brûle plus d’énergie, il va puiser dans ces réserves, déjà épuisées puisqu'’on sort d‘un hiver assez long. Le corps est fatigué. Après, il y a des gens qui sont très sensibles à la dépression saisonnière et qui vivent mal les mois d’automne ; d’autres ne seront pas du tout affectés… Il n’y a pas de miracle. Il faut juste profiter de la lumière… »
Et sur la faune et la flore est ce qu’il y a des impacts ? Les agriculteurs sont-ils inquiets ?
« Les agriculteurs ne sont pas trop inquiets sauf peut-être dans le secteur des fruitiers où certains arbres ont développé le bourgeon mais ce n’est pas encore une catastrophe. Le froid retarde manifestement le début des travaux qui devaient déjà être bien entamés au mois d’avril. Et le retard qu’on prend au début on le rattrape parfois jamais. Mais c’est tellement susceptible de changer par rapport au climat qu’on va avoir dans les semaines qui viennent, qu’il est difficile aujourd’hui d’augurer un manque à gagner ou dire qu’un secteur ou qu’une sorte de fruits va être affectée. »
Parmi les météorologistes que vous avez interviewés, est ce qu’on peut prédire que ça va s’améliorer ? Est-ce que vous avez eu des prévisions à moyen terme ?
« Les prévisions raisonnablement crédibles sont des prévisions dans les 7 à 10 jours grand maximum, avec déjà des facteurs d’incertitudes forts. On avait prévu de la pluie ce week-end qui a déjà été reportée à mardi ou mercredi. Elle sera encore peut être retardée ou anticipée, on ne sait pas. Les prévisionnistes sont prudents. On est vraiment dans un bras de fer entre le chaud et le froid. Et même si le froid semble gagner, il faut peu de chose pour que ça bascule de l’autre côté. Donc le temps qu’il fera fin avril ou mois de mai est impossible à prédire. »
Vos réactions
Voir toutes les réactions Au passage, je ne résiste pas au plaisir de livrer le contenu de cette étude-sondage faite par la très sérieuse American Meteorological society auprès de ses membres : http://news.heartland.org/newspaper-article/2010/02/01/meteorologists-reject-uns-global-warming-claims Il en ressort en substance que seulement 1 meteorologiste sur 4 (24% pour être précis) est d'accord avec l'affirmation du GIEC :
@ alex hanin : Depuis quand le nombre d'articles publiés fait-il force de loi en matière de sciences? Vous adhérez donc à la citation d'un certain Goebbels qui disait : "un mensonge inlassablement répété finit par devenir une vérité". Réchauffement climatique il y a (eu) peut-être va t'il reprendre et peut-être pas. Son origine anthropique est en tout cas de plus en plus battue en brèche et même de grandes institutions commencent à le reconnaître à mots (très) couverts vu que les observations démontent quasi systématiquement tous les modèles (sur lesquels se fondent toutes les prévisions catastrophistes du giec dont la réalité s'éloigne de plus en plus). Moi je vous prédit une trentaine d'années de refroidissement (au moins) juste en regardant la courbe de l'oscillation nord-atlantique (aka NAO) laquelle est entrée dans une phase négative... http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/precip/CWlink/pna/month_nao_index.shtml
@ alex hanin : Depuis quand le nombre d'articles publiés fait-il force de loi en matière de sciences? Vous adhérez donc à la citation d'un certain Goebbels qui disait : "un mensonge inlassablement répété finit par devenir une vérité". Réchauffement climatique il y a (eu) peut-être va t'il reprendre et peut-être pas. Son origine anthropique est en tout cas de plus en plus battue en brèche et même de grandes institutions commencent à le reconnaître à mots (très) couverts vu que les observations démontent quasi systématiquement tous les modèles (sur lesquels se fondent toutes les prévisions catastrophistes du giec dont la réalité s'éloigne de plus en plus). Moi je vous prédit une trentaine d'années de refroidissement (au moins) juste en regardant la courbe de l'oscillation nord-atlantique (aka NAO) laquelle est entrée dans une phase négative... http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/precip/CWlink/pna/month_nao_index.shtml
@Toumps 1) Sur les 10 ou 20 dernières années, la proportion d'articles publiés dans les revues peer-reviewed du monde entier remettant en question la réalité du réchauffement et le rôle du CO2 est extrêmement basse (qques dixièmes de % sur des milliers d'articles). Les données scientifiques sont tellement nombreuses et concordantes qu'on peut raisonnablement affirmer que tout doute est écarté depuis longtemps. 2) Une réduction drastique du CO2 émis entraînerait simplement une stabilisation de la concentration actuelle pendant des siècles. 3) OK. 4) Tous les grands organismes scientifiques du monde (Académies des sciences de tous les pays, NASA, NOAA, Organisation météorologique mondiale, universités, etc.) s'accordent à dire que si la tendance actuelle des émissions de CO2 se poursuit, on est très, très mal embarqués. Votre expression "modeler le climat" est étonnante, puisqu'il s'agit en fait de le bouleverser le moins possible.









Pour ceux qui mettraient en cause la véracité (ou la crédibilité) de ce rapport et ceux qui veulent creuser un peu plus ce sujet; voici le lien officiel du rapport de l'AMS dont question dans mon précédent post, il est au format pdf: http://journals.ametsoc.org/doi/pdf/10.1175/2009BAMS2947.1 La page 5 de ce rapport vaut le détour