SNCB: pas de répit pour les agresseurs d’accompagnateurs
Malgré la récente agression d’une accompagnatrice de train, la SNCB se dit satisfaite de la diminution des violences envers son personnel.
Dimanche soir, une accompagnatrice de train a été tabassée par neuf jeunes à dans un train reliant Bruxelles à Malines, à hauteur de Schaerbeek. En incapacité de travail pour plusieurs jours, la jeune femme est maintenant sortie de l’hôpital. Comme après chaque agression, la SNCB augmente son dispositif de sécurité sur les lieux de l’incident. « Des contrôleurs mobiles sont dépêchés sur la ligne où l’agression s’est déroulée. Ils travaillent toujours par deux ou par trois, en plus de l’accompagnateur de train. Généralement, ça suffit pour calmer les passagers enclins à commettre une agression physique ou verbale sur nos agents », indique-t-on au siège de la SNCB. Les agents de Sécurail, l’agence de sécurité de la SNCB, organisent également des patrouilles plus fréquentes. Sur les 3500 trains circulant quotidiennement en Belgique, ces agents de sécurité sont présents dans environ 700 d’entre eux.
Selon la SNCB, cette politique de sécurisation du rail porte ses fruits. « Notre personnel est de moins en moins victime de violences. Durant le mois de janvier 2013, on a dénombré 86 agressions physiques ou verbales sur nos agents. En janvier 2011, on en a compté 111. Même chose pour février 2013 : on était à 70, alors qu’on était à 91 le même mois de l’année passée ! » La SNCB dit être arrivée à ce résultat grâce au recrutement de 44 nouveaux agents Sécurail venus rejoindre les 523 agents déjà en fonction. Même chose pour la très sensible zone de Bruxelles, où la police des chemins de fer a reçu 100 policiers supplémentaires. « Avec les renforts qu’on nous a accordé l’an passé suite au meurtre d’un agent de la STIB, on a pu se déployer beaucoup plus sur le terrain. À Bruxelles, zone à risque, nous disposons maintenant de 362 hommes. Plus une équipe d’analystes qui guident nos patrouilles vers les zones criminogènes », affirme Michael Decourtrai, commissaire à la police des chemins de fer de Bruxelles.
« Les mesures prises sont relativement efficaces, les agressions diminuent », approuve le syndicat CSC Transcom. « Mais ces dispositions sont incomplètes. Il faut une plus grande coordination avec le monde judiciaire. Une plus grande sévérité est nécessaire », estime la CSC Transcom. Du côté de la CGSP, on pointe du doigt le manque de personnel. « Nous voulons que les accompagnateurs de train travaillent à plusieurs sur les lignes dangereuses. La direction s’y refuse, invoquant de faux prétextes », déplore le responsable syndical socialiste.
La CGSP craint de ne pas recevoir du nouveau personnel en raison des difficultés budgétaires. De fait, le gouvernement Di Rupo a sommé la SNCB de réaliser 30 millions d’euros d’économie. « La sécurité des voyageurs ou des accompagnateurs, nous n’y toucherons pas ! Nous allons couper dans certaines dépenses administratives », promet-on du côté de la SNCB.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Très courageux, ces 9 jeunes, qui ont agressé 1 accompagnatrice...Avis à la SNCB: une agression est une agression de trop! Oser dire, comme le fait la SNCB, que les agressions diminuent est un manque de respect vis-à-vis des accompagnateurs, qui se retrouvent au rang de défouloirs , voire de punching-ball...
... d'accès aux quais, style portique avec lecteur de carte Mobib, rendu popssible maintenant que ce support devient le seul et unique titre de transport. L'investissement en vaudrait la chandelle, tant en termes de recettes voyageurs qu'en termes de sécurité au travail. (Pffff, pénible cette limitation de nombre de mots d'un message .....!!)
C'est l'arriéré judiciaire et le laxisme qui sont les causes premières de cette "petite" délinquance. Si ces animaux nuisibles recevaient les peines que la loi prévoit, l'envie de recommencer leur passerait. En cause également, l'absence de filtre à l'entrée des quais. Ceux-ci ne devraient être accessibles qu'aux porteurs de titre de transport. Il y a une trentaine d'années, pour accéder aux quais, il fallait passer par une guérite où un employé, que l'on nommait "recoleur", vérifait que le voyageur était bien muni d'un titre de transport. Le coût de la main-d'oeuvre et les impératifs budgétaires ont eu raison de ce filtre, mais, à bien y réfléchir, le manque à gagner dû aux resquilleurs, le coût de Securail ainsi que celui des soins de santé et de l'absentéisme liés aux agressions n'équivalent-ils pas à l'argent épargné en supprimant ces agents? Par ailleurs, le groupe SNCB serait bien inspiré de réfléchir à une solution automatisée d'accès aux qu[...]









La direction de la SNCB(NMBS) porte une..... lourde responsabilité dans les agressions des ses accompagnateurs(trices) de train:il n'y a,pratiquement,aucun contrôle,avant l'accès aux trains,ce qui permet aux fraudeurs d'y avoir accès sans problème,le reste,c'est pour la "pomme" des accompagnateurs,qui tentent de faire leur boulot!,pour info:Près de...5% des voyageurs fraudent la SNCB,qui est toujours à la recherche de plus de .....10 millions d'euros de fraudes constatées!(la plupart sont insolvables ou...intouchables!)!