Le Domaine ne somnolera plus
Hélécine. Appelé à devenir plus dynamique, il va fêter les 50 ans de son passage à la Province.
« Avec 40 à 45 minutes exceptionnelles, il s’agira du plus long feu d’artifice jamais tiré en Belgique, assure Cédric Monnoye, responsable de l’ASBL Idée Fixe, qui a coordonné l’organisation. Nous avons demandé à quatre artistes de mondes totalement différents – Lorenzo Gatto, Bob De Groot, Nele Paxinou et Julos Beaucarne – d’imaginer autant de tableaux avec une bande sonore et une décoration visuelle. Autant dire qu’avec ce spectacle gratuit, nous espérons bien entrer dans l’histoire d’Hélécine. »
C’est bien de cela qu’il s’agit : car cette Nuit de Feux n’a pas été imaginée par hasard. L’idée est en fait de célébrer les cinquante ans de l’achat du domaine par la Province (qui était encore le Brabant unitaire à l’époque) le 10 octobre 1962. Une exposition-conférence sera d’ailleurs accessible le 25 août de 20 h à 22 h. Mais la trace tangible de cet anniversaire, elle est attendue après la mi-octobre : un ouvrage original réalisé en grande partie par l’historien Joseph Tordoir.
« Une des grandes particularités de ce travail est qu’il retrace toutes les étapes de la vie du domaine de manière détaillée, précise l’intéressé qui rappelle que l’abbaye initiale a été créée autour de 1130. Après, elle a connu de multiples avatars, passages militaires, catastrophes ou pillages. L’édifice fut entièrement reconstruit de 1768 à 1791… Nous avons essayé d’être didactiques : ce livre ne s’adressera pas qu’aux spécialistes. Cette brique de 200 pages sera par ailleurs superbement illustrée. Les souscriptions sont déjà lancées… »
Reste que le domaine provincial et ses responsables ne regardent pas que vers le passé. L’avenir du site est également au centre des réflexions, comme l’illustre le futur rapport urbanistique et environnemental (RUE), actuellement au stade de l’avant-projet. « Ce RUE devrait être adopté fin de cette année, espère Mathieu Michel. Il y sera indiqué les options fondamentales de l’évolution du Château et du parc. Car le potentiel est là ; il s’agit maintenant d’établir le mode d’emploi pour l’activer. »
Diverses zones ont ainsi été délimitées. Certaines seront dévolues aux activités sportives (VTT, équitation…), d’autres à la restauration, à la pêche, aux espaces verts… L’idée est également de transformer le bâtiment de La Bascule en hébergement touristique ou scolaire, de développer une muséologie…
« Ce 50e anniversaire doit symboliser la charnière entre un domaine somnolent et un site plus efficace, dynamique et en phase avec la réalité, estime son président. L’endroit nous dépasse mais, il n’empêche, nous devons y réussir le passage de témoin. »


