Nouveau décès dû au virus H7N9 de la grippe aviaire en Chine

Avec AFP
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Le virus H7N9 de la grippe aviaire a fait un sixième mort en Chine, dans l’est du pays où les autorités poursuivaient vendredi des abattages localisés de volailles, a rapporté l’agence Chine nouvelle.

La souche H7N9 de la grippe aviaire, qui ne s’était jusque-là pas transmise à l’homme, contrairement au virus H5N1, a récemment infecté au moins 14 personnes dans l’est de la Chine, faisant six morts au total. Les autorités de Shanghai ont commencé à procéder à l’abattage de volailles après l’annonce jeudi de la mort causée par le virus H7N9 de deux nouvelles personnes.

Les autorités sanitaires américaines ont indiqué jeudi suivre de près la situation sur les cas de grippe aviaire provoqué par le nouveau virus A(H7N9) en Chine qui a fait cinq morts. Elles ont aussi dit commencer à travailler sur le développement d’un vaccin, un processus qui prendra plusieurs mois. « Les centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) suivent de près la situation et se coordonnent au niveau national et avec leurs partenaires internationaux dans de nombreux domaines dont la collecte d’un plus grand nombre d’informations pour bien évaluer le risque sanitaire et développer un vaccin candidat contre ce virus », indiquent-ils sur leur site internet.

Shanghai ferme ses marchés aux volailles

La ville chinoise de Shanghai a décidé de fermer temporairement les marchés aux volailles vivantes dans la métropole, pour tenter d’enrayer la propagation du virus H7N9 de la grippe aviaire. «Cette mesure est prise dans un objectif de protection de la santé publique», a déclaré Xu Wei, porte-parole de la municipalité. La souche H7N9 de la grippe aviaire, qui ne s’était jusque-là pas transmise à l’homme, a récemment infecté au moins 14 personnes dans l’est de la Chine, faisant six morts au total dont quatre à Shanghai.

L’OMS écarte le risque de pandémie

Les CDC expliquent aussi examiner le séquençage génétique du virus H7N9 et évaluer les conséquences possibles quant à sa capacité de se transmettre et la sévérité de l’infection qu’il provoque. Les Centres vont également déterminer si les tests existants pour diagnostiquer cette grippe aviaire doivent être modifiés ou si de nouveaux doivent être mis au point. Ils relèvent également que « la situation évolue et qu’il y a encore beaucoup à apprendre » sur ce nouveau pathogène qui provoque une infection pulmonaire sévère. Mais, ajoutent les CDC, « toutes ces préparations sont des mesures de routine prises chaque fois qu’un nouveau virus de la grippe est détecté chez des humains ».

Le virus A (H7N9) n’avait jamais auparavant contaminé l’homme. Jusqu’à présent il a tué six personnes sur les 14 contaminées qui sont toutes en Chine, dont six à Shanghai. Mais le virus ne paraît pas se propager facilement. Les autorités sanitaires de Shanghai ont précisé qu’aucune des huit personnes avec lesquelles le dernier malade décédé était en contact étroit ne présentait de symptômes de maladie. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait écarté mercredi le risque d’une pandémie en l’absence de transmission d’homme à homme.

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