Charleroi a souffert pour écarter Pepinster (88-71)

Jean-Marie Petit
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Dans le derby des « frères amis du basket », les Pepins ont maintenu le suspense pendant 30 minutes

Près de 200 supporters pepins avaient tenu à faire le déplacement du Spiroudôme pour y remercier, derrière une banderole affichant : «Le basket-ball, plus qu’un sport, une famille!» la direction de Zelos, qui, avec le soutien du Spirou Charleroi, leur permettait, au moins, de terminer la saison et d’espérer une solution pour l’avenir.

Et l’avenir, Pepinster le déclinait d’entrée de jeu en alignant un quintet uniquement composé de joueurs belges, dont l’ex-carolo Boris Penninck, qualifié de justesse le matin du match, aux côtés des Moray, Lemaire, Lambermont et Moris.

Le bonheur était vraiment sur le parquet, d’autant que les Verviétois tenaient la dragée haute (12-11), malgré les envolées de Randle, avant que la puissance de Allen et Beghin ne produise ses premiers effets (25-19). Mais la taille de Tubak, conjuguée à l’adresse de Maïo et Moray n’infligent un 0-10 (25-29)!

Le coach Bozzi ne riait plus, d’autant que ses ouailles ne trouvaient pas la clé d’une défense de zone bien organisée et comme la confiance et l’audace s’étaient instalées, le marquoir suivait: 29-34 et 33-39! Les Carolos, plus agressifs bénéficiaient de largesses arbitrales pour se replacer devant juste avant le repos: 42-39.

En problème de fautes (8à15) dont 3 pour Ferguson et Tubak, Pepinster ne pouvait plus résister longtemps, d’autant que Charleroi avait augmenté son intensité défensive et prenait beaucoup plus patience en attaque. Massot et Allen abusaient des caviars distribués par Randle et Charleroi se détachait (56-47). Moris n’avait pas dit son dernier mot et ramenait encore les Pepins (56-52).

C’est des mains de Randle que la délivrance survenait à l’entrée du dernier quart (72-56). Jusqu’au bout, les Pepins combattront, justifiant pleinement la survie qui leur a été octroyée.

Osez la rencontre !