Les policiers moins absents qu’en 2011

Brice Empain
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Brabant wallon. Entre juin 2011 et juin 2012, les absences des policiers de la zone Nivelles-Genappe ont baissé de 84,6 %. grâce notamment à la décision de systématiquement se porter partie civile lors des agressions de policiers.

Le chiffre surprend à la zone de police Nivelles-Genappe. Alors que police et bourgmestre tablaient sur une baisse de 15 % des jours d’absence pour incapacité de travail, les statistiques sur un an montrent une baisse de 84,6 % ! « J’ai compté 325 jours d’absence entre le 30 juin 2010 et le 30 juin 2011 contre 50 seulement sur la même période entre 2011 et 2012, révèle le commissaire Gosselin. C’est grâce aux mesures que nous avons prises pour diminuer les violences faites sur les agents. »

En 2008, un individu a provoqué l’absence pour blessures de six policiers, en trois interventions. La police a donc réagi. « Notre première décision a été de nous constituer systématiquement partie civile aux côtés du membre du personnel. » L’objectif est d’obtenir des dommages et intérêts pour l’agent mais aussi pour compenser sa perte au sein de la zone le temps de sa convalescence. « Il faut remplacer l’agent. Parfois même, former son remplaçant… Tout cela coûte à la zone de police », explique le commissaire.

D’autres mesures ont été prises : davantage de formations aux techniques et tactiques d’intervention ainsi que des débriefings après interventions avec analyse du déroulement des opérations. Toutes ces mesures ont payé vu les résultats annoncés. « Les chiffres sont assez fantastiques », se félicite le commissaire nivellois.

Dans les autres zones, la politique est différente. À Waterloo, c’est la commune qui se constitue partie civile (comme c’est une zone monocommunale, elle n’a pas de personnalité juridique), mais seulement si l’absence de l’agent dépasse un mois. Des formations sont également données par quatre agents formés pour améliorer la maîtrise de la violence des policiers.

A Braine-l’Alleud, l’implication en justice n’est pas systématique non plus. Ce qui l’est, c’est la délivrance d’une déclaration de personnes lésées. « C’est un document qui permet de suivre un dossier, de savoir où il en est, déclare le commissaire Moschini. On sait si une plainte est classée sans suite. À ce moment, si nous ne sommes pas d’accord, nous avons la possibilité de nous constituer partie civile. » Les statistiques de jours d’absence suite à une rébellion et des coups sont également faibles dans la zone brainoise. On dénombre trois rébellions en 2012 dont une a provoqué une incapacité.