Feu vert pour les sablières
Chaumont-Walhain. Le gouvernement wallon a modifié définitivement le plan de secteur permettant l'extension des sablières Hoslet. La révision est liée à de nombreuses compensations. Les deux communes concernées sont satisfaites.
La modification du plan de secteur tient compte des griefs formulés à de multiples reprises par les parties concernées (communes, riverains, associations…). Afin de résoudre le problème de charroi, elle inclut la création d’une voirie de liaison en site propre entre la N243A et le site d’extraction (le projet de création d’une nouvelle bretelle d’autoroute qui aurait provoqué pas mal de nuisances a donc été écarté). Un mur antibruit sera construit à hauteur du village de Libersart (Walhain), le long de l’E411. Un plan de gestion à finalité écologique couvrira la totalité du site du Pas-de-Chien. Des compensations planologiques ont été définies (zones naturelles, zones agricoles), tandis qu’une superficie de minimum 30 hectares, comprise dans la partie sud de la zone d’extraction, devra être restituée à l’agriculture. Enfin – et c’est là un point sur lequel les édiles chaumontois ont toujours insisté –, le déménagement des installations Hoslet situées au centre de Gistoux devra se faire dès le début de la nouvelle exploitation afin de libérer le trafic sur la chaussée de Huy.
Les réactions ? À Chaumont-Gistoux, le collège est tout sourire puisque ses exigences sont ainsi rencontrées. « La commune se réjouit de l’aboutissement d’un dossier vieux de douze ans, pour lequel Philippe Mignon et moi nous nous sommes démenés afin que les demandes de Chaumont-Gistoux soient entendues et appliquées », déclare le bourgmestre Luc Decorte (ARC), qui cite notamment la construction de la voirie, la mise en ordre juridique de tous les permis existant et la protection de la nappe phréatique et de la zone Natura 2000.
Même son de cloche à Walhain, où l’échevin de l’Environnement Jean-Marie Gillet (Écolo) estime que cette décision « va au-delà de ce que nous pouvions espérer. L’aboutissement du dossier a pris du temps en raison de sa complexité, mais le jeu en valait la chandelle », conclut-il.
Précisons que la demande de permis d’exploiter nécessitera une nouvelle enquête publique et de nouvelles négociations, principalement environnementales. Une page se tourne mais l’histoire n’est pas finie…







