La mer du Nord, côté France, séduit le Belge
Les projets immobiliers continuent à fleurir à la mer du Nord du côté français.
Ils séduisent de plus en plus de Belges, que ce soit pour acheter une seconde résidence ou simplement pour investir.
Si vous êtes propriétaire d’une seconde résidence à la mer du Nord, l’information ne vous aura sûrement pas échappé. Dans quatre communes du littoral, la taxe sur l’habitation va augmenter. Coxyde, Blankenberge, Knokke et Ostende (où elle passe de 650 à 1.000 euros !) ont, en effet, décidé de majorer l’imposition.
Commentaire de Léopold Lippens, le bourgmestre de Knokke, contacté par nos soins : « Il n’y a pas lieu de tourner autour du pot : si nous avons décidé d’augmenter la taxe, c’est parce que nous y sommes obligés, point final ! Avec une population qui grimpe jusqu’à 150.000 âmes les week-ends de l’été, une commune comme Knokke a vu ses frais de gestion grimper en flèche. Et ce n’est pas à nos 35.000 habitants à l’année à en faire les frais… »
Reste à voir maintenant si une telle mesure peut avoir des conséquences sur la décision des Belges d’investir encore à la mer du Nord, où les affiches fleurissent et où les prix ont doublé en vingt ans.
Chez Twin Properties, un promoteur actif à la fois sur la côte belge et française, on en est fermement convaincu. « Aujourd’hui, les gens regardent de plus en plus les charges liées à l’achat d’un bien, explique à ce propos Alain Requier, le directeur des ventes des nombreux projets que Twin Properties développe sur le versant français de la côte. La côte d’Opale et la Normandie sont des régions qui ont le vent en poupe depuis dix ans. Elles présentent les mêmes signaux positifs qu’avait la côte belge il y a trente ans. Selon moi, cette situation va durer encore 15 à 20 ans, après quoi les prix en France seront équivalents à ceux qu’on retrouve aujourd’hui en Belgique. »
Entre-temps, les projets français continuent donc de sortir des cartons comme les escargots après la pluie. Dépaysement plus prononcé, absence de bétonnage systématique sur la digue, unité de la langue qui fait que l’on s’y sent très éloigné des problèmes liés à la montée de la N-VA, incitants financiers non négligeables : les atouts français séduisent de plus en plus de Belges, que ce soit d’ailleurs pour les ventes en immobilier neuf ou les locations. Un autre signe.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Je reviens d'un long week-end en Zeeland, et c'est un peu la même chose: 1000x plus acceuillant que la côte belgo-flamande. Bien sûr, ils ne parlent pas français (ils ne savent vraiment pas, eux, pas comme nos CONcitoyens), mais quand on essaye de se débrouiller avec les quelques mots retenus de l'école pour acheter un truc ou commander au resto, ils essayent de comprendre et ne nous renvois pas aux cours de langue organisés par la commune :-) Bref, on se sent comme des touristes dans un pays étranger. Normal, quoi.
Il n'y a pas que les prix. Il y a aussi l'accueil. En France, on peut parler français sans se faire rabrouer, on n'est pas obligé de baptiser sa maison d'un nom flamand, en France, on ne nous fait pas sentir que tout ce qui intéresse, c'est le fric qu'on va dépenser. En France, on est accueilli bras ouvert, avec le sourire, et dans notre langue. Un peu, tiens, qu'on préfère aller en France !









La côte belge en disgrâce ? La côte d'opale a le vent en poupe ? Moi je veux bien, mais qu'on m'explique alors pourquoi il n'y a JAMAIS un chat à Bray-Dunes quant La Panne est noire de monde... La réponse est simple, le bon sens populaire ne ment pas: en France du Nord, on s'emmerde comme des rats morts, c'est tout.