Pensions: de l’inertie à l’irresponsabilité
La problématique du vieillissement de la population ? Pour la résoudre, certains États (scandinaves) alimentent des fonds de placement avec les revenus tirés de l’exploitation pétrolière. D’autres pays relèvent l’âge de la pension légale ; une bonne dizaine de pays membres de l’OCDE prévoient ainsi un âge de retraite de 67 ou 69 ans d’ici à la fin de la prochaine décennie. D’autres pays, enfin, individualisent davantage les comptes des futurs pensionnés en ajustant le financement des pensions légales aux cotisations personnelles. Et chez nous ? On met en place des comités de concertation ou d’études. On publie des livres verts. On mène des bilatérales. Bref, on cerne les enjeux… Pourtant, ils sont connus depuis belle lurette, ces enjeux. Il s’agit d’arrêter la lente érosion de nos pensions nettes et de ne plus charger le fardeau de cette dette « grisée » sur les épaules de nos enfants. Il y a bien eu cette réforme(tte) sur l’allongement des carrières effectives début 2012 mais ses effets ont déjà été quasiment annihilés dans les perspectives budgétaires en raison de la croissance exponentielle des coûts liés au vieillissement.
Cerise sur le gâteau : la Belgique se permet le luxe de créer des incertitudes sur les pensions extralégales, vers lesquelles les Belges se sont massivement rués ces dernières années… par peur de ne pouvoir s’arroger une retraite suffisamment confortable. La polémique sur les assurances de groupe est très révélatrice à cet égard. Depuis que les assureurs ont abaissé leurs taux d’intérêt garantis sur les assurances de groupe très largement en dessous des minima légaux, aucune solution n’a pu être trouvée entre partenaires sociaux pour empêcher la diminution des capitaux à la retraite. Des centaines de milliers de salariés sont concernés. Au cas où les capitaux attendus n’auraient pu être suffisamment rémunérés par ces taux maigrichons, les employeurs devraient mettre la main à la poche, d’après la loi. Mais la Fédération des entreprises de Belgique dit « non ». Fermement. Autant dire que le dindon de la farce sera une nouvelle fois le futur pensionné, dont le plan d’assurance de groupe sera forcément moins bien alimenté par son employeur. Il est temps que les autorités montrent qu’elles peuvent remettre le train sur les rails.
Vos réactions
Voir toutes les réactions pour neant Vous avez choisi le bon pseudo. Vos suggestions farfelues nous mèneront en effet directement vers le néant : plus personne ne voudra investir un euro en B.
Les riches doivent payer, une fois pour toutes!!! les grosses bagnoles:tva à 50% maisons de luxe avec panneaux solaires: precompte à 500% deuxieme maison: precompte à 300%...troisieme à 400% et ainsi de suite deuxieme bagnole: 300% de taxe...troisieme 400% et ainsi de suite les dossier titres: 50% d'impot de crise sur le capital et 50% sur les revenus comptes d'eparegne: 50% d'impot de solidsarité de crise et 35% de precompte ...Il faut faire payer les riches!!! sur les revenus qui depassent les 3000








@24. neant Je gagne déjà 3000 euros. Croitre, pourquoi faire? Engager quelqu'un, pourquoi faire? C'est cela que vous voulez? Le patron de PME qui gagne plus de 3000 doit-il réduire son activité (et licencier)? Vous voulez arriver à quoi?