Poppositions surgit de nulle part
Signe de l’importance d’Art Brussels, les événements annexes se multiplient. À quelques mètres du Wiels, le Brass accueille la deuxième édition de Poppositions.
« Nous sommes d’abord un événement artistique plus que commercial, explique Liv Vaisberg, directrice de la manifestation. Notre idée n’est pas de faire un mini Art Brussels. Nous créons quelque chose de totalement différent avec un concept fort et très strict : chaque année on change de lieu et les organisations participantes sont elles-mêmes « pop up ». Autrement dit, personne n’a d’espace fixe. Et pour Poppositions, pas de cube blanc mais des lieux. L’an dernier, c’était la gare des Congrès, cette fois le Brass. On change volontairement pour mettre des lieux en valeur. Et les propositions sont pensées pour ceux-ci »
événement itinérant
Mais que signifie exactement ce terme de pop up en ce qui concerne des structures artistiques ? « Ce sont des structures qui existent mais qui organisent régulièrement des expos dans des lieux différents. Ou d’autres qui ont un espace fixe mais travaillent souvent hors les murs. »
L’équipe organisatrice fonctionne de la même manière : « Nous sommes une équipe de quatre curateurs qui donnent leur avis. Pour l’instant, on existe une fois par an et tout le monde est bénévole. Du coup, aucun frais d’entrée pour le public, aucun frais aux participants. Bien sûr, financièrement, il faut être très créatif. On a eu un petit subside de la ville de Bruxelles mais pas des deux Communautés qui, apparemment, n’ont pas compris que même s’il s’agit d’une Foire, c’est un événement sans but lucratif. Par contre, comme nous n’avons pas d’argent, on travaille avec des sponsors en nature. Par exemple, pour le prix décerné par des collectionneurs, galeristes et curateurs, on a trouvé un éditeur qui nous offre l’édition d’un livre d’art. Et Brussels Airlines nous offre les vols pour une résidence d’artiste à New York. »
Quant au contenu de cette foire pas comme les autres, on y verra des installations, sculptures, peintures, installations sonores, performances… « Tout est créé in situ même si certains viennent avec des œuvres déjà existantes mais s’adaptant particulièrement bien au lieu. Nous avons reçu une centaine de demandes au départ. Une cinquantaine de celles-ci ont ensuite donné lieu à des dossiers complets et nous en avons retenu une vingtaine. On ne veut pas faire un grand bazar. Il faut que ça respire car on veut aussi mettre le bâtiment en valeur. C’est comme un défi proposé aux artistes. »
Du 18 au 21 avril, au Brass, avenue Van Volxem 364 à Forest, poppositions.com







