Les parents, solidaires de l’école
Ils ne tiennent pas le coup. Après quelques années, les jeunes profs quittent leur poste. Ils n’en peuvent plus. En cause ? Le stress, avant tout, puis l’attitude des directions et, enfin, celle des élèves… Prof ? Il est de bon ton de caricaturer. Facile, non ? Les congés, un quota restreint d’heures de travail prestées… Mais nous sommes-nous déjà interrogés sur ce qu’est ce face-à-face quotidien entre un professeur, seul, et vingt (dans le meilleur des cas) jeunes, dont il faut capter et conserver l’attention, gérer les curiosités mais aussi tous les questionnements personnels, dont il faut déployer les forces tout en subissant toutes les pressions du collectif spectateur ? Ouvrir la porte, seul(e), et passionner, captiver, maîtriser durant des heures cette fameuse classe ? Il faut l’avoir fait une fois au moins, pour mesurer le défi quotidien lancé à ceux et celles qui sont chargés d’enseigner. Riche, passionnant, mais lourd de stress. Et pourtant, nous, parents, sommes très exigeants envers eux : il faut que ça tourne. Avec le temps, nous nous sommes même souvent déchargés sur ces professeurs, de nombre de tâches qui nous incombent. Dont la première : l’apprentissage des limites.
Nombre de professeurs et directeurs d’école vous le diront, les premières rencontres avec les élèves en début d’année scolaire consistent, en fait, bien souvent à rétablir une aire de « jeux » avec ses limites, ses règles, pour survivre au-delà des premières semaines et se donner une chance de transmettre un savoir sans ne jouer qu’au gendarme. Ces limites, l’enfant ne les connaît plus, ou peu, quand il arrive en classe, car elles ne sont souvent pas dites, cadrées ou même existantes à la maison. Parfois même, les parents contestent le droit au prof de les imposer, dès lors que leur enfant s’en plaint. Quand ce ne sont pas eux qui les transgressent.
Si l’on veut que les profs tiennent bon et qu’ils enseignent, il faut évidemment améliorer leur coaching, leur accompagnement, en cours d’études et en cours de carrière, ou revaloriser leurs salaires, comme nous l’écrivions ce lundi.
Vos réactions
Voir toutes les réactions (suite) Mais de nos jour, l'enseignant n'a plus aucune notoriété. Le système lui-même a créé ce désastre. mais quoi qu'il en soit, force est de constater que les parents dénigrent souvent ce qui est vu en classe, les livres, les devoirs, les acquis, les méthodes... ceci a pour effet que l'enseigné n'a plus pleine confiance dans son professeur. Certes, il est souhaitable qu'il apprenne à penser par lui-même, mais à ce point, ça perturbe les apprentissages. Quand les parents disent à l'enfant, ce livre est idiot, ne le lit pas, tant pis; cette punition est injuste, je te couvre par un mot; si le prof te fait encore une remarque de discipline, je vais le voir et je lui casse la gueule... quelle autorité laisse-t-on à l'enseignant? Comment peut-il après ça demander le silence dans sa classe?? (...)
God et Jiipi qui tirez à boulet rouge sur les enseignants, est-ce que vous réalisez bien le travail qu'ils réalisent, les conditions dans lesquelles il le font et surtout le salaire qui leur est octroyé? On peut dire, je pense, que les jeunes pensionnés de l'enseignement ont eu une belle vie. Mais pour débuter maintenant dans l'enseignement, il faut être bien accroché. Les premières années on est baladé d'école en école, pour des remplacements plus ou moins longs, dans des classes de tous niveaux, sans être certain de ne pas avoir de période d'inactivité. Quand on passe ce cap, quoi qu'il en soit, on se retrouve face à de jeunes qui ne sont plus ce qu'ils étaient. Mr l'instituteur était il y a 3 générations le savant du village et était de ce fait respecté par tous, et par ses élèves. Les pires cancres de l'époque étaient certainement plus sages en classe que la moyenne des élèves actuels. (...)
SOLIDAIRES DE QUI ET DE QUOI? Les syndicats gauchistes des "profs" de républicanie dite France ne sont solidaires de personne . Quand on est déjà solidaires du savoir a dispenser , on consent a y consacrer plus de temps ,lorsqu'on est solidaires des enfants nécéssiteux et forcémment les plus besogneux ,on consent a réduire les vacances pour dispenser des cours de soutien , des méthodes de travail , des cours accélérés . Quand on est solidaires des parents ,on conset a mettre en place des "études" du soir ,comme le faisaient certains vieux profs , et a aider les parents et les enfants les plus fragiles . Quand on est solidaires de rien ni de personne ,on prend le maximum de vacances mème en temps de crise , le maximum de salaires , on crie au travail difficile ,on geint , on se plaint et on demande toujours plus de profs , de recrutés etc.. Donc plus d'adhérents syndiqués , plus de moutons de panurge ,qui plutot que penser Histoire géographie pensent lutte des classes et socialisme . Alors soli[...]
@3. BruxellesdanslaRue L'enseignement obligatoire serait un acquis suite à une grève de professeurs? Vous êtes certain qu'il ne manque pas une ligne ou deux dans votre post?



Je pense que les parents doivent rendre à l'enseignant l'autorité à laquelle il a droit dans sa classe. Nous confions nos enfants à l'école, nous devons respecter l'autorité qu'elle leur impose. C'est ainsi que l'enfant respectera lui-aussi l'autorité à laquelle nous déléguons l'apprentissage scolaire. Et qu'il pourra ainsi mieux apprendre, parce que l'enseignant pourra enseigner et non gendarmer!!