Puggy et «carré blanc» têtes d’affiche
Une formule à succès : un jour rock, un jour chanson française et un jour hip hop.Une affiche avec des valeurs montantes et des artistes reconnus.Une organisation publique, avec une équipe bénévole.
Aucun riff de guitare n’a encore été entendu. Les premiers litres de bière n’ont pas été servis. Quant au site de la Carrière d’Opprebais (Incourt), il est calme. Mais l’agitation commence à se faire sentir à l’avant-veille de ce Inc’Rock BW Festival qui aura lieu les 3, 4 et 5 mai. Sa 9e édition devrait attirer quelques milliers de personnes. C’est du moins ce qu’espèrent les organismes publics qui rendent le rendez-vous possible : Incourt, le Centre culturel du Brabant wallon, celui de Jodoigne, Culturalité…
À l’affiche, de jeunes talents tels que The Aim, deux groupes venus des régions néerlandophones limitrophes (via le projet HHH pour Hesbaye brabançonne, Hageland et Haspengouw, mené par l’ASBL Culturalité), des valeurs montantes comme Noa Moon ou GidRé – « le concert un peu carré blanc, prévient Benoît Malevé, cheville ouvrière de l’événement. À prendre au 4e ou au 5e degré » – mais également une série d’artistes reconnus tels que Saule, Suarez, Cali, Olivia Ruiz, Caravan Palace, Eiffel, Kery James, Médine… et Puggy.
Le trio bruxellois avait déjà offert un concert remarqué (et, backstage, quelques parties de kicker entrées dans la légende) en 2011. Le voilà de retour à Opprebais. « Cela nous fait extrêmement plaisir, avouent Romain Descampe, le bassiste, et Eil Franzen, le batteur. Et puis, se retrouver si haut sur l’affiche, c’est impressionnant. »
Puggy, ce sera pour le vendredi, traditionnellement plus rock. Le samedi sera, lui, davantage familial et francophone. Tandis que le dimanche sera dédié au hip hop, au reggae, au rap… À noter également le feu d’artifice, le championnat de Belgique d’Air Guitar, les diverses animations, le camping, les navettes gratuites du TEC…
Le budget ? Il sera, cette année, de 320.000 euros. « Les autres organisateurs de festivals sont toujours étonnés que nous puissions proposer une telle affiche avec un budget moindre qu’ailleurs, avoue Benoît Malevé. L’idée, par ailleurs, serait de pouvoir constituer un petit matelas financier pour plus de sécurité. Sinon, pour garantir la rentabilité de l’événement, 7.500 à 8.000 entrées payantes nous permettront d’être dans le bon. »
Pas mal de monde, donc… et pas mal de déchets que les organisateurs espèrent réduire au maximum par une gestion plus poussée en la matière. Outre les gobelets réutilisables, ils pourront compter sur les personnages venus de Trollandia. L’objectif de ces créatures immanquables : conscientiser les festivaliers pour des effets pendant le week-end et bien après. Quant aux prix, ils ont partiellement augmenté. Les pass pour une et deux journées montent de 5 euros chacun (25 et 35 euros en prévente). L’accès aux trois journées, par contre, demeure à 40 euros (également en prévente). « Des prix imbattables, selon Benoît Malevé. Pour y arriver, c’est un effort long de plusieurs mois pour trouver des partenaires, des sponsors… et le fait que tout le monde soit bénévole. »
GEOFFROY HERENS
www.incrockfestival.be



