La Wallonie a gagné une bataille, pas la guerre
Si, au sortir de la crise de 2011, on avait demandé aux Wallons de cotiser à un impôt spécial pour financer l’accélération de leur développement et ainsi pouvoir vivre sans les transferts de la Flandre, ils auraient dit oui. » Le francophone influent qui s’exprimait ainsi, n’a pas tort. Il s’est passé quelque chose dans la tête des Wallons durant cette crise politique qui faisait craindre la séparation du pays et où l’incompétence et l’indigence wallonnes étaient claironnées par la N-VA. « Marre de payer pour les Wallons ? Marre d’être traités d’assistés », se sont dit nombre d’habitants du sud, convaincus de plus que cela allait être dur mais qu’ils étaient capables cette fois de prendre leur sort en main.
Lorsque depuis Chicago, Jean-Claude Marcourt, ministre de l’Economie wallonne dit : «
La Wallonie a changé, il se passe quelque chose chez nous
», il n’a pas tort.
2) Le mental wallon, s’éloignant d’un assistanat jugé atavique, tâtant gaiement d’un certain entrepreneurship, le tout assorti d’une envie de se doter d’outils de progression – Erasmus pour les jeunes, stages à l’étranger posthumanités, écoles d’immersion. C’est un grand coup de balai dans la fatalité « wallon, pas mobile, pas bilingue », qui a été donné. 3) Le turbo des villes : Liège a lancé le mouvement, Namur veut faire pareil, Charleroi bénéficie pour l’instant d’un effet Magnette et d’une communauté d’envies.
C’est loin d’être gagné mais le mouvement citadin est lancé, fondamental pour la modernité des esprits via l’urbanisme et la culture, crucial comme relais économique.
Gare cependant. La Wallonie a gagné une bataille mais est loin d’avoir gagné la guerre. Nous l’avons beaucoup écrit : il faudra plus, plus fort, plus audacieux encore pour regagner les emplois perdus et financer les dépenses des Wallons, par leurs propres deniers. Il y a des structures à simplifier, il y a surtout l’enseignement à fortement requalifier. Mais le sud du pays peut capitaliser sur quelques victoires. Comme les soixante mille emplois du plan Marshall, comme le regard posé par la Flandre récemment…
Il vaut mieux faire envie que pitié : cet adage-là fait aujourd’hui du bien au moral wallon.
Vos réactions
Voir toutes les réactions "laissez pour compte". Le méritent-ils? Il est vrai qu'on a surtout les dirigeants qu'on mérite...
Quelle bataille? Quelle guerre? S'il est bien un état d'esprit que le Wallon n'a pas, c'est celui de "batailleur" et encore moins de conquérant.Sauf peut-être dans le premier cas lors des ducasses et autres fêtes villageoises et dans le deuxième, lors de la quête à la subvention.Quelle tristesse d'écire de tels propos mais vivant dans la Wallonie profonde, loin des discours de la gauche syndicale et politique,je ne puis - si je veux être intellectuellement honnête - que dire qu'entre le "Wallon moyen" et l'entrepreneur/manageur/innovateur indispensable au simple suivi du "train de la modernité mondiale", il y a des abîmes de formation, de motivation, d'éducation. Je crains bien que le "Wallon moyen" soit plus proche de l' "Indien de réserve" qu'on viendra poliment et touristiquement visiter en s'extasiant sur les sites et événements "patrimoine mondial de l'UNESCO", vivant d'oboles et d'aumônes...Nous changeons de civilisation : dans tout changement, il y a des "laisse[...]
Nous attendons tous Anne ... ... en politique, et tiens, pourquoi pas au PS ... Des mots, seulement des mots. Aucune argumentation, aucun chiffre, aucun fait pour appuyé ce qui est jeté à la tête du lecteur. A non, ce n'est pas tout à fait juste. "Les 60.000 emplois du plan marshall". N'importe quoi. Il y a certaines phrases à mourrir de rire : "Charleroi bénéficie pour l
C'est quoi cet edito ..? Cela ne veut absolument rien dire, si ce n'est qu'une tentative désespérée de bâtir une soi-disant nation wallonne. Rien de neuf.. : face au nationalisme d'une partie des flamands, les media francophones tentent à tout prix de construire un 'contre-nationalisme' wallon. C'est comme cela que l'on tente de forcer l'Histoire. Shame on you !!








pour janepeeters Bxl dans la façon dont les recettes sont actuellement réparties entre régions ne se redressera jamais : elle a les frais d'une population presque double de celle qui réside sur son territoire et y paie des impôts, plus une population d'européens ne payant pas d'impôt. Elle est donc structurellement déficitaire, sauf si une part des impôts des navetteurs lui était ristournée. Ni la Wallonie , ni la Flandre ne veulent d'un tel scenario. Cela n'empêche qu'elle pourrait s'assainir et par exemple se structurer comme Anvers en une commune et des districts.