La saison 2 de Starter commence: «Nous avons vécu des moments incroyables»
La deuxième édition de « Starter », l’émission de téléréalité sur l’entrepreneuriat, démarre ce soir sur La Deux. « J’admire les candidats. Je les trouve très courageux. Ca me rassure sur les capacités humaines à rebondir », explique Elodie de Sélys, présentatrice de l’émission. Entretien
La deuxième édition de Starter démarre ce soir sur La Deux. L’émission de téléréalité sur l’entrepreneuriat proposera de suivre des projets d’entreprises tout au long des huit semaines de diffusion.
À la présentation, on retrouve Élodie de Sélys, déjà présente lors de la précédente édition. Avec dix ans d’expérience à la présentation de nombreuses émissions d’histoire, d’archives télévisées et de bien d’autres productions RTBF telles que Génies en Web, Flash et La Télé de A à Z, la journaliste devrait efficacement retrouver l’expérience Starter et rassembler les téléspectateurs autour de ces entrepreneurs en pleine ascension.
Quels sont les meilleurs souvenirs de cette seconde édition ?
Ce sont vraiment les rencontres qui se font dans un cadre qui n’est pas possible dans d’autres émissions. Pendant six semaines, j’étais en permanence avec des gens que je n’avais jamais vus avant et nous avons vécu des moments incroyables avec eux. Des moments de joie, mais aussi de stress et de fatigue. Il n’y a vraiment que dans ce format-là que j’ai pu trouver une façon aussi intense de rencontrer des gens. Je parle des candidats, je parle aussi des coaches et de l’équipe de tournage. Pour moi ce fut très agréable. J’ai l’impression qu’on a fait un film en fait. On a vraiment vécu comme une petite famille. Et les liens perdurent. Nous revoyons les candidats de l’année dernière, d’ailleurs nous allons manger ensemble ce soir. Ce sont des choses que nous essayons de faire régulièrement parce que quelque chose s’est créé qui n’est pas seulement de la télévision.
Une solidarité que l’on retrouve souvent dans les milieux d’entrepreneurs. Êtes-vous personnellement familière de ce monde ?
En matière d’entreprise, je n’ai connu que la RTBF, qui est une grosse boîte, bien loin du modèle de la PME dont nous traitons essentiellement dans Starter. Mais c’est vrai qu’au sein de la RTBF, nous avons différentes petites structures et nous travaillons en équipe sur des missions.
Et dans la famille, vos parents peut-être ?
Pas du tout ! Mes parents sont indépendants mais pas entrepreneurs. C’est plutôt le côté indépendant qui m’est familier. C’est vrai que malgré le fait de travailler pour une grosse entreprise, j’ai cette chance d’organiser mon temps en dehors des jours de tournage. Tout ce qui se rapporte à la préparation d’émission, à l’écriture de textes et aux interviews, je le réalise comme je l’entends. Je jouis d’une certaine souplesse dans mes horaires. C’est assez grisant de se lever en de pouvoir se dire : aujourd’hui je fais une grosse journée. La possibilité d’enchaîner des tâches qui n’ont rien à voir les unes avec les autres permet de passer d’un univers à l’autre. Quand c’est varié, je trouve ça vivifiant.
Les clichés sur les fonctionnaires ont la vie dure avec vous !
C’est vrai ! Mais ma véritable expérience de l’entrepreneuriat, je l’ai vécue à travers les candidats, au même rythme qu’eux, durant deux saisons maintenant. C’était totalement nouveau pour moi et je dois admettre que j’ai appris énormément depuis l’année dernière.
Concrètement ?
J’ai surtout appris qu’il y avait des gens en Belgique et des jeunes en particulier qui étaient assez culottés ! Je ne suis pas certaine qu’à leur âge, je me serais lancée là-dedans. Je n’en aurais pas eu le cran. J’ai appris que malgré la crise, certains décident de quitter leur travail pour une passion, pour un métier qu’ils ont envie de faire qui n’est pas du tout certain. Ça nous donne des modèles extrêmement modernes en fait.
Des modèles à suivre ?
En tout cas je les admire. Je les trouve très courageux. Et puis ça me rassure sur les capacités humaines à rebondir. Ça me rassure de pouvoir me dire que si un jour je perds mon emploi, je pourrai en appeler l’un ou l’autre pour obtenir des conseils. J’ai appris que l’entreprise est un parcours difficile et que peut-être, ceux qui s’en sortent le mieux sont ceux qui parviennent à retourner les pièges, les difficultés et les mauvaises surprises à leur avantage.








