La fracture de tous les dangers
Le chômage explose en Europe. Et encore, les chiffres officiels ne nous donnent qu’une idée partielle de la réalité sociale sur le Vieux Continent. L’indicateur que nous vous proposons ci-contre ajoute aux chiffres du chômage les « travailleurs découragés » (ceux qui ne cherchent plus d’emploi et ne sont donc plus considérés comme chômeurs) et les « temps partiels subis » (ceux qui souhaitent travailler à temps plein mais n’y arrivent pas). C’est cette addition qui donne la réalité du sous-emploi.
Elle est stupéfiante : ce sont 45,4 millions d’Européens qui souffrent du manque de travail, soit 19 % de la population active. A l’aune de cet indicateur, ce sont quasi 40 % des Espagnols qui sont sous-employés. Vous lirez les résultats obtenus suite à l’application de cette méthode utilisée par les Américains pour prendre plus justement le pouls de leur marché de l’emploi.
Sur le fond,
De plus en plus nombreuses sont les voix qui plaident pour une politique de croissance pour l’Europe, et un adoucissement des programmes d’austérité. C’était le discours tenu, il y a quelques jours, par Louis Gallois, ex-patron d’EADS/Airbus, auteur du fameux rapport encourageant la France à un choc de compétitivité et commissaire général à l’Investissement en France.
Au Grand Jury Le Parisien-Europe 1, il était sans ambiguïté : « «Que faire pour relancer la croissance en Europe ?» : c’est la question urgente du moment. » Mieux, il a donné trois pistes, les seules selon lui.
1) Desserrer un peu le calendrier des retours aux équilibres : « C’est demandé pour les Pays-Bas par le FMI ; aux Britanniques par l’OCDE ».
2) Une politique plus accommodante de la BCE, à la façon du Japon ou des Etats-Unis.
3) Que l’Europe en excédent assume ses responsabilités et exploite ses capacités de croissance. Et de citer l’Allemagne « qui a des capacités et pourrait en jouer » pour soutenir l’ensemble du Continent. Pour le grand patron et
commis de l’Etat français, peu suspect d’effets d’annonce et de délires économiques, il faut réduire les déficits et faire des réformes, mais la relance est une affaire européenne. « C’est au niveau européen qu’il faut en débattre et prendre l’initiative. » L’indicateur que nous publions aujourd’hui ajoute une précision : il y a le feu !
Vos réactions
Voir toutes les réactions MONSIEUR DE LA PALISSE (SUITE ET SANS FIN) adopter la langue de manière officielle. Or le libéralismece sont les marchés , lesbanques , des Etats faibles taillables et corvéables a souhait . Résultat une économie atone , plus de travail , du chomage de masse ,n'est ce pas Monsieur DE La Palisse ? Des Etats forts eussent renvoyé manu militari les tenants des marchés , les spéculateurs , Goldamn Sachs , le FMI ,la BCE etc...pour construire un continent politique ,avec des gouvernements forts , des structures solides , des transversalités inébranlables Nous sommes tres loin de celà ,lesEtats faibles s'écroulent les uns apres les autres , laissant les peuples démunis livrés a eux mèmes, . Ce faisant de proche en proche , on sent poindre les années 30, et beaucoup le murmurent mezzo voce . Mr De La Palisse : L'Histoire et les fais politiques sont plus tètus que les marchés
MONSIEUR DE LA PALISSE Depuis des lustres ,Les mèmes antiennes , les mèmes" leit motiv,", les mèmes poncifs,:les portes ouvertes sont enfoncées a grands coups ,bref , quand il n'y a plus de travail ,il y a le chomage. N'est'il pas vrai Mr DE La Palisse? Maispourquoi n'y a t"il plus de travail , parce que l'économie ne fonctionne plus Ah bon Mr DE La Palisse. OUi mais voilà personne ne dit la vérité , les européistes , qui vantaient Schuman Delors Adenauer etc.. criaient sur les toits que l'Europe c'était la prospérité assurée , un marché de 365 millions d'baitants le plus grand au monde capable de rivaliser avec les USA et la Chine etc...etc.. Des balivernes ,ce qu'ils ne nous ont pas dit ce que les marchés vagabonds , occultes ,vont là ou il y a du fric a faire , il faut croire que l'Europe n'est plus une vache sacrée , peut ètree mème que personne n'y a jamais cru vraiment . L'ame damnée des Etats européens c'est le libéralisme anglo-saxon auquel ils se sont affiliés jusqua en a[...]
Même si la croissance revient, les gens non qualifiés resteront sur le carreau. Donc il y aura des inégalités
je constate que de plus en plus de commentateurs sont d'avis qu'il faut être plus que nuancé quand on parle de relance. Quelle relance et POUR QUI? Relancer un système qui creuse plus encore les inégalités? Relancer par l'émission massive de monnaie sans activation réelle de la production? Le grand défi aussi bien des économistes que des politiques est de passer d'une croissance nominale aveugle à un développement équilibré du bien-être.Le changement de civilisation que nous ressentons...c'est ça! Ne jetons pas plus la pierre aux uns qu'aux autres : une civilisation nouvelle ne s'invente pas sur un coin de bureau; elle se construit, en démocratie, dans le tatonnement, les itérations, les peurs, les erreurs mais aussi les malhonnêtetés, les incompétences, l'ignorance plus ou moins avouée. C'est...humain.



Il n'est plus temps de diviser, il faut unir. Demain est un autre jour. Boucher les trous de la Loi et tant pis pour hier et les "leaks" divers.