Il y a des leçons à prendre aux Pays-Bas
Faut-il que la monarchie belge s’inspire de l’exemple néerlandais, et de l’apparente radieuse succession entre la reine Beatrix et son fils Willem-Alexander ? La décontraction et la modernité, qui règnent sur ces événements, nous font envie. A raison ?
Primo, l’abdication. En Belgique le roi reste en place jusqu’à sa mort, sauf événement gravissime. L’exemple néerlandais vient à point, tout comme celui du Vatican. Il est sain qu’il existe pour les fonctions de roi, comme pour d’autres, une notion de limite d’âge. La vertu de la reine Beatrix est de l’avoir revendiqué et assumé. Ajoutons deux autres éléments exemplaires chez nos voisins néerlandais : la Reine abdique dans un moment particulièrement serein politiquement et elle a préparé sa succession de façon étroite avec son fils, en tenant avec lui des réunions de travail hebdomadaires. En Belgique par contre, on a l’impression que le monde d’Albert II ne rencontre jamais celui de Philippe, sauf pour les cérémonies.
Secundo. Les situations politiques sont différentes, d’où le danger de vouloir dupliquer les modèles. On peut estimer que la situation communautaire et la fragilité politique belges nécessitent un roi qui joue un rôle dans la formation des gouvernements. Alors que les Néerlandais ont décidé de s’en passer.
Tertio. Les futurs souverains des Pays-Bas dégagent une grande décontraction et ils sont de leur temps. Ce n’est pas l’impression que donnent Philippe et Mathilde, qui paraissent souvent empruntés, comme isolés du monde extérieur. La faute surtout à un entourage conservateur, qui les surprotège, érigeant autour d’eux des barrières quasi infranchissables. Si le roi Albert II échappe à ce système, c’est en grande partie à son tempérament qu’il le doit.
Quatro. Chaque monarchie a ses moments de grâce et ses « annus horribilis ». Elizabeth II, Juan Carlos mais aussi la Cour néerlandaise ne sont pas immunisés.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Et j'ajoute, lulu, que la langue maternelle de Maxima, c'est l'Espagnol, et que les gens qui parlent cette langue ne sont pas du tout, généralement, doués pour les autres langues... Et Ms. Maxima ne parlotte pas simplement un peu de néerlandais: elle le parle de façon spectaculairement bien. Il suffit de vouloir (demande moi comment je le sais...)
Quinto. La future reine des Pays-Bas, Maxima, a appris le néerlandais en 6 MOIS. Nos deux reines (grassement payées sans transparence, ni taxes) ne se sont même pas donné la peine d'apprendre le néerlandais en 50 ANS. Langue officielle de la majorité des Belges.
Puisque ces monarchies d'opérettes (démunies de pouvoir direct au contraire de leurs équivalents du Golfe) doivent être jugées sur leurs prestations de "décontraction et modernité" organisons une Eurovision sur ce thème. La Belgique étant particulièrement douée pour la bande dessinée et le surréalisme saura trouver son créneau.
Inspirations... La situation néerlandaise nous ferait envie...L'omnipotence héréditaire d'essence divine est un concept politique archaïque.Bien ! L'incompétence héréditaire est-elle meilleure?Là est la question posée par cet article en termes de nécessité politique.Si l'inquiétude est la loi, l'incertitude est son fond et l'échec assuré est au bout du chemin.Tout cela n'est-il pas un discours de panique capable de justifier les réflexes les plus rétrogrades.Papa! ne nous abandonne pas, protège nous du Grand-Méchant Loup qui vient du Nord et du froid!..Kyrie elïson!!!.








@ 5. lulu Maxima a appris le néerlandais en 6 mois. OK. Mais elle parle allemand (langue germanique comme le néerlandais). Maxima a été cadre à la Deutsche Bank.