Au service des malentendants
Brabant wallon. Entre 8 et 10% des Belges souffrent de problèmes auditifs. En Brabant wallon, dix communes offrent aux malentendants une assistance dans les démarches administratives. Le service fonctionne depuis le déut de l'été.
« C’est l’Association socio-culturelle des Sourds et Malentendants qui a alerté Natacha Verstraeten, la présidente du CPAS de Chaumont-Gistoux, explique Cédrine Delforge, l’assistante sociale qui coordonne ce projet pilote. Selon les chiffres de la Fédération francophone des sourds de Belgique, entre 8 et 10 % des Belges sont touchés par une déficience auditive. Ces personnes rencontrent régulièrement des difficultés dans leurs démarches d’ordre social, familial, juridique, financier, etc. La plupart comptent sur un membre de la famille ou un proche pour les aider mais ceux-ci ne sont pas toujours disponibles durant les heures d’ouverture des bureaux. D’autres ne réagissent tout simplement pas parce qu’elles sont isolées et n’ont pas accès à l’information. Ce service a donc été mis en place avec l’objectif de combler cette lacune. »
Lancé au départ de Chaumont-Gistoux et baptisé « Sour’Dimension » – il offre une aide personnalisée « sur dimension » –, ce service s’est d’emblée étendu à huit communes (Braine-l’Alleud, Chastre, Chaumont-Gistoux, Genappe, Lasne, Perwez, Walhain et Wavre), tandis que deux autres (Rixensart et Tubize) prendront le train en septembre. « La permanence a lieu toute la journée, dans un local mis à notre disposition par le CPAS ou la commune, mais l’après-midi, il ne fonctionne que sur rendez-vous », explique encore Cédrine Delforge qui, parce qu’elle a suivi des cours de langage des signes pendant cinq années, est parfaitement en mesure de nouer un véritable dialogue avec les malentendants.
Pour quel genre d’aide ceux-ci viennent-ils solliciter l’assistante sociale ? « Pour régulariser une domiciliation ou s’expliquer sur un retard de paiement des contributions, répondre à un courrier émanant de la justice de paix, prendre un rendez-vous médical ou encore discuter d’une difficulté de financement, par exemple d’un appareil auditif, répond la coordinatrice. Les problèmes rencontrés sont multiples. »
Notons qu’une page Facebook a été créée ainsi qu’un lien internet où sont précisés les lieux et jours de ces permanences.







