Chat: «Tant qu’on souhaitera avoir une Belgique, nous aurons besoin d’un roi»

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Willem-Alexander succède à sa mère la reine Beatrix ce mardi. Un exemple pour la famille royale belge ? Pour Vincent Dujardin, historien à l’UCL, la question qui se pose c’est : « Qui d’Albert II ou de Philippe est le mieux placé pour relever le défi de 2014 ? ». Le chat.

De plus en plus de citoyens s’interrogent sur la nécessité d’avoir un Roi. Albert II semble fatigué, pourquoi n’abdique-t-il pas ?

Le Roi n’est certes pas le ciment de l’unité belge, mais il me semble que tant que l’on souhaitera avoir une Belgique, nous aurons besoin d’un Roi, en particulier au moment de la formation d’un gouvernement. Quant à la décision d’abdiquer, il s’agit d’une prérogative du roi, certes en concertation avec le Premier ministre.

Pourquoi ne pas tout simplement prendre exemple sur la famille royale des Pays-Bas ?

La situation politique belge est singulière et se distingue de celle des Pays-Bas. Le Roi en Belgique joue par exemple un rôle dans la formation des gouvernements ce qui n’est plus le cas aux Pays-Bas. La question pour la Belgique est donc la suivante : qui est le mieux placé face au défi de 2014, le roi Albert II ou le prince Philippe qui a désormais évidemment achevé sa formation dans tous les secteurs. La réponse à cette question appartient donc au roi en concertation avec le Premier Ministre.

Les monarchistes estiment que le Roi est le représentant de l’unité belge. Un président par exemple n’aurait pas cette neutralité qui est nécessaire à l’unité de la Belgique.

Nous avons besoin de la case neutralité du Palais en particulier au moment de la formation du gouvernement ou de crises politiques. Exemple : avril 2010, le roi Albert II qui invite le président de la Chambre au palais afin d’éviter une séance plénière sur BHV. Il importe d’avoir une personne qui se trouve au-dessus des groupes politiques, linguistiques ou philosophiques. Encore une fois la Belgique n’est pas les Pays-Bas.

La rumeur d’une éventuelle abdication du roi Albert II inquiète. Beaucoup pensent que Philippe n’est pas encore prêt à régner

L’éducation du prince Philippe fut précisément adaptée à l’évolution de la situation. Il a fréquenté des écoles publiques plutôt que d’avoir des cours avec des précepteurs au palais. J’évoquais aussi ses nombreuses missions économiques, sa formation à l’École royale militaire, ainsi que ses rencontres avec le monde politique de tous les niveaux de pouvoir. Au niveau économique, il a eu davantage l’occasion de se préparer que ses prédécesseurs. Pour la princesse Elisabeth, ce sera certainement encore différent. Chaque monarque sera de mieux en mieux adapté à la vie socioéconomique du pays.

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27. cherpay dit le 01/05/2013, 12:53

suite: @BxldR...si toutefois elle survit...

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26. cherpay dit le 01/05/2013, 12:50

@BxldR ( Le Rhin est évidemment à l'EST, cf. +haut)En fin, pour tout dire vous m'étonnez et me décevez.Vos arguments sont 1° d'une telle vulgarité, quel magot?Une dette de presque 100%?2°Et d'une telle faiblesse: Nous serions tous des zinnekes (Expression populaire bruxelloise que vous tenez pour un déterminisme historique!)"°Vous qui m'aviez habitué à l'exigence d'un raisonnement dans la forme:Majeure, mineure, conclusion.Je constate que vos prémisses sont fausses donc il suit que vos conclusions le sont également.Vous êtes un Brusselaar à l'origine incertaine, un zinneke comme vous dites et cela fait peine à voir, tant il est vrai que vous rameniez l'Histoire à votre souhait très particulier d'un dénominateur commun qui serait: Bruxelles en tout et pour tout.Mais que craignez-vous à la fin?Les gens qui ont peur ne sont pas et ne seront pas les acteurs de l'Histoire en route vers un nouveau destin.Bruxelles n'est pas et ne sera pas le nombril de la Belgique si toutefois e[...]

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25. DBox dit le 01/05/2013, 11:10

il fu un temps où les rois dirigeaient leur pays et avaient droit de mort sur ceux qui ne le suivaient pas, ministres compris... aujourd'hui, la finance dirige les ministres, et les ministres dirigent le roi qui n'a plus que des lois à signer et se pavaner lors de "sortie protocolaires"... donc aujourd'hui, le roi ne sert plus à rien...

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24. cherpay dit le 01/05/2013, 09:54

21.BxldR II Si ce que vous dites était parfaitement exact,nous aurions élaboré une pensée politique propre, une vision propre, une organisation politique propre c-à-d une fédération de deux communautés et nous aurions fait un véritable Etat fédéral.Mais le bourgeoisie libérale flamando- francophone a soutenu le voisin français et a vu là une manière facile de faire l'Etat souhaité par les grands voisins.(Nous allâmes même chercher un "Roi "en France et, faute de le dégoter nous irions le chercher en Angleterre).Nous n'étions pas capables de PENSER un Etat original pour cet ensemble disparate, ne vous en déplaise!Un Etat qui aurait pris en compte et intégré l'existence de deux peuples au génie propre élaboré par leur langue respective.Cette politique n'aurait blessé personne et nous en serions ailleurs aujourd'hui.A situation confuse réponse politique confuse.!

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23. cherpay dit le 30/04/2013, 23:20

21.BxldR Si vous considérez l'histoire récente à l'échelle des temps historiques comme une contingence (ou un accident) alors vous idéalisez la situation.Convenez avec moi que l'histoire de la Flandre n'est pas l'histoire de la Wallonie.Semi de petites entités sans grands moyens (sauf la Principauté de Liège qui dépendait du saint Empire germanique et donc tournée vers l'Ouest, le Rhin)La Wallonie est un concept récent.La Flandre était tournée vers l'Angleterre et la Mer.Et refusait l'occupation française.Cette extension vers le Nord par la culture francophone échoue encore aujourd'hui.Nous avons manqué une belle occasion:Celle de fédérer 2 Peuples et non de les contraindre à une union romantique et superficielle.Les moyens d'y arriver ne manquaient pas.!Il s'agissait d'un vision politique et non de sentiments."On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif"...

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