Le 11h02: «Entre l’avenir du pays et le social, le PS sous pression»

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Côté socialiste, le 1er mai a mis en évidence des fortes disparités. De là à parler d’un morcellement ? Bernard Demonty a répondu à vos questions.

Une réaction par rapport à Laurette Onkelinx qui reprend le « allô quoi » de Nabilla ?

En terme de communication, c’est une réussite. Il n’y a qu’à regarder sur Facebook aujourd’hui, on ne parle que de cela ! Pas un mot, ou très peu, sur les discours, sur le fond. Alors est-ce que c’est bien ou pas ? Je crois qu’elle a voulu trouver une formule choc pour le 1er-mai, et de ce côté-là, c’est réussi. Après, est-ce à la hauteur de sa fonction de Vice-Première ? Je n’ai pas de jugement à porter. Enfin, si ça peut porter son message, pourquoi pas ? Est-ce que cela abaisse le niveau du débat ? Honnêtement je ne le pense pas. Quand les politiques font des discours académiques, nous leur reprochons, quand ils essayent quelque chose également… Tant que cela ne nuit pas au fond, que le message passe, pourquoi pas.

Le PS est-il coupable de trahison envers la gauche ?

Dans une partie de la gauche, on observe une vraie césure. Maintenant, ces commentaires viennent de gens qui ne se retrouvent pas du tout dans la politique du PS. Rendre les allocations de chômage dégressives, permettre l’économie de près de 18 milliards d’euros en une demi-législature, les mesures qui ont touché les pensions : le Parti socialiste paye aujourd’hui clairement ces réformes auprès d’une partie de la gauche. Pas encore en terme électoral, mais dans les discours. Je crois que le PS savait en entrant au gouvernement qu’il prenait ce risque. Mais il a fait le choix de la Belgique en y entrant, aux dépens de certains idéaux sociaux. C’est le grand écart entre sauver la Belgique et défendre ses idéaux sociaux jusqu’au bout. Alors certes ils freinent des quatre fers les réformes qui ne leur plaisent pas, mais ils ont quand même dû en avaler beaucoup. Ils ne sont pas une force majoritaire avec le sp.a. Le PS ne parie-t-il pas, comme Schröder en Allemagne, sur des réformes qui seront très fructueuses, mais à long terme ? Il y a une forme de courage mais aussi de lâchage d’une base précarisée de son électorat qui ne se retrouve pas là-dedans. À mon avis ils le payeront quand même aux prochaines élections.

Le PTB est-il le grand gagnant des diverses fractures entre le PS et les syndicats ?

Oui, il y a deux grands gagnants, le PTB et le MR. A Liège, c’est marquant pour le PTB. En allant sur le terrain lors du 1er-mai, on a senti la présence importante des militants du PTB, proches des syndicats. Les choses bougent à ce niveau. Le PTB se défend de diviser la gauche mais, d’un autre côté, ils n’ont de cesse de critiquer le PS. C’est assez schizophrène, mais dans leur intérêt, puisqu’ils ne veulent pas s’allier au PS.

L’autre gagnant, c’est le MR. Charles Michel ne s’y est pas trompé ce matin en relevant de manière anodine et incidente qu’il y avait une fracture à gauche. Tout ce qui peut affaiblir le PS est du pain béni pour le MR.

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12. john99 dit le 02/05/2013, 11:23

@Peace. [10] Oui hélas , la majeure partie, la quasi totalité de nos commentaires s'inscrivent dans une logique de confrontation qui prépare à l'affrontement voire à la guerre civile . Tous, l'Allemagne y compris allons payer des années d'arrogance et de domination. P.q.? Parce qu'un cycle s'achève pour la vieille Europe et que les émergents prennent le relai. Parce qu'aucune croissance n'est illimité mais doit s'inscrire dans un même équilibre pour tous et que pour cela, LES RESSOURCES DE NOTRE PLANETE et SON ESPACE doivent le permettre . Ce qui n'est pas le cas! . Alors oui , nous devrons apprendre à moins consommer , à moins nous déplacer et à vivre moins longtemps. Toutes ces gesticulations pour maintenir nos droits acquis sont des manifestations égoïstes de nantis et sont vouées à l'échec.

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11. VHB dit le 02/05/2013, 11:14

Ce que les sdyndicats ne veulent pas comprendre c'est que tous les avantages obtenus lorsque la région walonne était parmis les plus fortes du monde ne sont plus soutenables dans notre économie globalisée. Les patrons des syndicalistes caviar vivent avec la tête dans les nuages et tentent de prolonger le plus longtemps possible leur bon train de vie.

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10. Peace dit le 02/05/2013, 11:03

Ce que beaucoup de syndicats n'ont égalemennt pas compris c'est que leur véritables "énnemis" ne sont plus les patrons Belges ( comme au 19 siècle) mais bien les travailleurs des autres pays qui sont ravis de bosser pour 50 c de l'heure 12h/par jour.....pour éviter que tout le travail n'aille dans ces pays là la seule solution est une totale et cordiale collaboration dans un esprit constructif et raisonnable .....( tout le contraire de ce qui se fait maintenant)

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9. Peace dit le 02/05/2013, 11:01

Je n'ai jamais dit : regardez l'Allemagnbe, les conditions de travail doivent nous inspirer. J'ai dit regardez l'Allemagne, là bas les syndicats voient les employeurs comme des partenaires avec lesquels prendre des décisions mutuellement bénéfiques. Ici en Belgique on dirait que la seule voie envisagée est la contestation permanente alors que parfois, il faut avoir le courage de prendre ensemble des décisions pénibles à court terme mais bénéfiques à long terme ( l'emploi de nos futures générations).

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8. Freditanne dit le 02/05/2013, 10:48

BruxellesdanslaRue, oui bien sûr ça fait partie du salaire, mais ce que je veux dire c'est qu'au final le travailleur verra uniquement son traitement net. Si les taxes diminuent, je suis prêt à parier que les salaires nets ne vont pas augmenter, ou si peu :/ Par contre moins de charges pour les patrons seraient probablement bon pour l'emploi, c'est sûr. Pour le reste je suis bien d'accord avec vous, et j'ajouterais qu'il faudrait aussi arrêter de raboter les impôts des multinationales, au final combien l'état perd avec ces systèmes bancals ?

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