Le Waux-Hall fête ses trente ans

DA.C.
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Nivelles. Anniversaire d’un lieu phare de la vie culturelle aclote. Le 10 septembre 1982, le Waux-Hall ouvrait ses portes redonnant ainsi à Nivelles un théâtre.

  • Le comédien français Pierre Arditi était venu donner au Waux-Hall « Art », la célèbre pièce de Yasmina Reza, en compagnie de Jean-Louis Trintignant et Pierre Vaneck. © afp.
    Le comédien français Pierre Arditi était venu donner au Waux-Hall « Art », la célèbre pièce de Yasmina Reza, en compagnie de Jean-Louis Trintignant et Pierre Vaneck. © afp.

Le Waux-Hall de Nivelles a ouvert ses portes le 10 septembre 1982. Cela fait donc maintenant trente ans que cette salle est le lieu phare de la vie culturelle nivelloise. Et pas seulement, car pendant des années, le Waux-Hall est resté l’une des seules salles brabançonnes, avec le Théâtre du Gymnase à Tubize. Ce dernier s’appelait d’abord simplement « Gymnase » avant de devenir « Théâtre du Gymnase » en 1995. De fait, il aura fallu attendre l’an passé et l’arrivée du Live Act à Braine-l’Alleud pour voir une nouvelle salle de concerts en Brabant wallon.

Tout bénéfice pour le Waux-Hall, qui a pu attirer un grand nombre de vedettes pendant toutes ces années. « Un autre atout est qu’il s’agit d’une salle polyvalente, avec un grand plateau qui peut accueillir aussi bien des troupes de danse qu’un orchestre », explique le bourgmestre Pierre Huart. Il a été échevin de la Culture pendant 12 ans. Résultat : la scène du Waux-Hall a été foulée par des chanteurs. Des crooners comme Serge Lama ou Julien Clerc, mais aussi des chanteurs plus récents comme Bénabar.

Rayon belge, Machiavel a fait un passage remarqué il y a quelques années. Du côté des acteurs aussi, la salle nivelloise a accueilli du beau monde, à commencer par l’enfant du pays : Christian Hecq, récompensé par deux Molières en France. Sont également venus, Pierre Arditi, Richard Berry, François Berléand, Patrick Timsit, Francis Huster et même la sublime Laetitia Casta. « Je garde un excellent souvenir d’une pièce intitulée Art, avec Jean-Louis Trintignant, Pierre Vaneck et Pierre Arditi », se remémore Pierre Huart.

En douze années d’échevinat de la Culture, l’actuel bourgmestre a eu l’occasion d’assister à de nombreux spectacles. « C’était pratiquement ma deuxième résidence », sourit-il. Quant au spectacle qui l’a le plus touché au cours de toutes ces années, Pierre Huart évoque quelqu’un de peu connu chez nous : « j’avais été très marqué par la performance d’André-Philippe Gagnon. C’est un imitateur canadien très doué, qui fait des imitations tant en français qu’en anglais. Pour le moment il tourne beaucoup plus aux États-Unis qu’en Europe. Il était venu à Nivelles en 1996. Au cours des premières années du Waux-Hall, j’avais 25-26 ans, j’ai assisté à un concert de Charlélie Couture. C’était assez impressionnant de l’avoir à Nivelles à l’époque. »