Charles Picqué: «Bruxelles est héroïque»
Samedi, Charles Picqué, qui cédera le flambeau à Rudi Vervoort mardi, a prononcé son dernier discours à la fête de l’Iris, devant 700 personnes (!) réunies à la salle des glaces du Parlement. Adieux et hommages se sont multipliés.
Jeudi, il a présidé son dernier conseil des ministres bruxellois. Ce samedi matin, dans la salle des glaces du Parlement bruxellois, Charles Picqué a prononcé, pour la dernière fois, le discours du ministre-président pour la fête de l’Iris. Lorsque Charles Picqué est montė sur le podium pour prononcer son dernier discours de ministre-president, celui qui a dirigé la Région bruxelloise pendant 19 ans a eu droit à une première ovation.
Au premier rang de l’assistance, Elio Di Rupo, Rudy Demotte, André Flahaut, les vice-Premiers Onkelinx, Reynders, Milquet et Geens. Le gouvernement flamand était représenté par le seul Pascal Smet.
« Ce fut un bonheur »
Visiblement très ému, Charles Picqué a commencé par un vibrant : « Ce fut un bonheur, oui un bonheur, de mettre en place et faire vivre la Région ». « Un bilan est fait de succès d’échecs ou de semi-échecs. Mais ce qu’on retient surtout, c’est le sens qu’on a donné à la fonction qu’on a exercée. »
Évoquant le passé, Charles Picqué a rappelé qu’il « avait fallu se battre pour imposer la Région. Ce ne fut pas facile mais la sixième réforme de l’État est là, qui confirme le statut de la Région. Et la petite histoire retiendra que Bruxelles a contrarié ceux qui avaient d autres visées institutionnelles. »
Place ensuite à l avenir. « Il faut que Bruxelles affirme son identité. Pas en creux des deux autres. Mais une identité vivante et originale », a lancé Charles Picqué, remerciant au passage le Premier ministre « pour le rôle qu’il a joué dans la 6e réforme de l’État, si importante pour Bruxelles ». Avenir toujours, avec ce message aux Communautés : « Soyez attentifs à Bruxelles ». Et de rappeler que la Région a fait le plan écoles… à la place desdites Communautés. « On a créé des centaines de places scolaires et peu importent les problèmes communautaires, il s’agissait de répondre aux besoins de la population ».
Message, ensuite aux Bruxellois, francophones et néerlandophones, de la Région : « N’ayez pas peur ! »
Puis, il évoque les autres défis qui attendent son successeur. « Il faut continuer à rénover les quartiers avec un accompagnement social. Il ne faut pas diaboliser la politique de sécurité ». Il a également appelé à ne pas « opposer Régions et commune ». « L une doit être forte, les autres doivent amortir effets de la crise sur la population ». Autres priorités : la communauté urbaine – « qu’il faut faire vivre » – et la mobilité.
« Bruxelles, c’est la capitale européenne où la capacité d’investissement est la plus modeste par habitant. Donc Bruxelles est héroïque », a-t-il conclu avant de céder le témoin. « Mon successeur a les compétences nécessaires. Et aussi il va être entouré. Laurette sera à ses côtés, nous serons à ses côtés. » Un discours qui s’est terminé par une deuxième longue ovation de l’assemblée.
Mardi, Rudi Vervoort prêtera serment de ministre-président, une page se tournera définitivement pour la Région.
Lire le discours complet de Charles Picqué
« Il a fait de Bruxelles une réalité »
La grande foule était en effet présente ce matin : Elio Di Rupo, Laurette Onkelinx, Charles Michel, Didier Reynders, Rudy Demotte… gonflent les rangs. Et déjà en matinée, les hommages s’étaient multipliés.
Elio Di Rupo. « Un ami formidable, un de mes plus fidèles compagnons. C’est lui qui, en 20 ans, a fait de Bruxelles une réalité, pour les Bruxellois et pour le reste du pays ».
Paul Magnette. « Charles Picqué incarne mieux que quiconque le fait bruxellois. Il a été parmi les négociateurs de la création de la Région bruxelloise, l’a dirigée pendant dix-neuf ans et l’a imposée aux yeux de tous comme une Région à part entière ».
Rudy Demotte a souligné « l’action durable et déterminante que Charles Picqué a déployée pour Bruxelles et les Bruxellois ». Le ministre-président de la Région wallonne estime que « peu d’hommes auront tant que lui contribué à mener leur institution à maturité ». Rudy Demotte a également mis en avant le « travail aussi obstiné que patient » de Charles Picqué en deux décennies pour faire notamment de Bruxelles une région à part entière et est admiratif de l’évolution « spectaculaire » de la Région bruxelloise. Il se félicite enfin des liens noués entre la Région wallonne et bruxelloise et entre cette dernière et la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Joëlle Milquet a, elle estimé que Charles Picqué « a donné avec talents et convictions un visage convivial et une place définitive dans notre pays ». Elle met en avant ses qualités : visionnaire, intelligent, fédérateur, tolérant, ouvert à tous, affable et respectueux. La ministre de l’Intérieur se félicite enfin de la volonté de Charles Picqué de poursuivre son travail parlementaire.
Françoise Dupuis. « Nous avons travaillé à la construction de cette ville et Charles en est le premier symbole ».
Charles Picqué, 64 ans, a passé 19 ans à la tête de la Région bruxelloise. Au « Soir », il livre son regard sur la Région. Son interview est à lire par ici.
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La fête de l’Iris en images

Vos réactions
Voir toutes les réactions Fête de l'Iris S'il n'est pas interdit qu'ils se félicitent mutuellement lors de la fête de l'Iris, les élus feraient bien de se nettoyer les pupilles afin d'avoir une vision plus claire de l'avenir de Bruxelles.
Bruxelles flouée, Bruxelles kidnappée, Bruxelles étouffée, Bruxelles spoliée, Bruxelles enbourbée, Bruxelles asphyxiée, Bruxelles assiégée, Bruxelles déboussolée, ..Bruxelles héroïque ..?.. peut être en tous cas, Bruxelles sacrifiée. La capitale-cendrillon aura-t-elle un happy end? pas si sûr au vu des évolutions démographiques, écologiques et économiques.
L'islam imposé par la nation belge, l'invasion fléroïque amande voulue par mère Flandre, oui seul face à l'adversité , le mot héroïque n'est pas usurpé.
Charles Picqué: «Bruxelles est héroïque» ??? Qui ou quoi a fait des pas en avant ces derniers 20 ans à Bxl ... à par l'islam ?

































Qu'est-ce que le socialisme a fait de cette belle ville flamande à l'origine ?