Edwin, le défi de Manon et Julien
La française Manon Textoris et le Belge Julien Lambert, les deux plus jeunes lauréats des Prix Diagonale Le Soir, étaient aussi les seuls, samedi soir, à ne pas avoir d’album à présenter au public.
La française Manon Textoris et le Belge Julien Lambert ont été récompensé du Prix Raymond Leblanc de la jeune création, pour concrétiser un projet de livre, Edwin, le voyage aux origines, à paraître dans un an, au printemps 2014, dans Le Soir, puis en album cartonné couleur aux éditions du Lombard. Le prix consiste en un chèque de 10.000 euros et un contrat d’édition de 10.000 euros supplémentaires pour la réalisation d’un premier album. Manon et Julien étaient heureux mais sans voix sur la scène de la ferme du Biérau de Louvain-la-Neuve. Les deux auteurs se sont rencontrés à l’Institut Saint-Luc de Liège, où ils ont étudié ensemble la bande dessinée. Depuis, ils ont travaillé sur les décors, les couleurs et la mise en relief du Magasin des suicides, le long-métrage animé de Patrice Leconte. Dans leur scénario gagnant, Edwin, un gentleman passionné de sciences, se lance dans la quête de nos origines sous l’œil dubitatif de son chien à la langue bien pendue. Trouveront-ils l’étincelle de l’âme humaine ? Le récit entremêle finement la réalité et la fiction pour nous faire découvrir les sources de l’humanité là où personne ne pensait les trouver… Manon et Julien, un an pour dessiner un album de bande dessinée d’une soixantaine de pages, ce sera suffisant ?
Manon : « Nous devons discuter avec l’éditeur de la pagination exacte car, à la base, notre projet était en deux tomes de 44 planches. Mais je pense qu’il est effectivement possible de resserer le récit. Nous sommes ouverts à tous les conseils et surtout à ceux des membres du jury, qui ne compte que des auteurs prestigieux qui maîtrisent parfaitement tous les codes de la bande dessinée. Nous n’en somme encore qu’aux prémices. Si tout va bien, ce sera notre premier album ».
Julien : « Comme le précisait le règlement du concours, nous avons fourni un synopsis complet de l’aventure d’Edwin. Par contre, le jury n’exigeait que trois planches d’essai et donc, au niveau du découpage et du dessin, il faut s’y mettre. Mais je suis tout à fait confiant. Ce qui nous arrive est tellement stimulant que je suis concavincu que nous trouverons la force de boucler cet album dans les temps. »



