Daoust: «On a déjà sacrifié une ou deux générations en ne s’activant pas suffisamment»
Bruxelles crée beaucoup d’emplois et pourtant compte énormément de chômeurs. Quelles sont les pistes pour gommer ce paradoxe ? Jean-Claude Daoust, ancien président de la FEB et représentant des patrons bruxellois, a répondu à vos questions.
Le problème numéro un est manifestement notre déficience en matière d’enseignement et de formation. Les entreprise recherchent des personnes qualifiées et la majorité des demandeurs d’emploi ne le sont pas.
Rudi Vervoort a exprimé le sentiment de la plupart des observateurs. Malheureusement, on a déjà sacrifié une ou deux générations n'activant pas suffisamment le marché du travail. Il faut faire en sorte que nos jeunes accèdent à l’enseignement du français ou du néerlandais dès l’âge de 5 ans. De cette façon, ils accéderont à la première année primaire en comprenant la langue de l’enseignement, ce qui n’est pas toujours le cas actuellement.
Il n’y a pas de décision politique quant au « nombre idéal » d’habitants à Bruxelles. Il faut pouvoir anticiper en fonction d’estimations réalistes et adapter notre habitat, notre enseignement, gérer le développement économique et les soins de santé.
La mobilité certainement, qu’elle soit interne à Bruxelles ou externe, afin d’entrer et de sortir de la Région. La surpopulation infraqualifiée, oui, mais la croissance de la population est en soi plutôt un des atouts de Bruxelles.
Vos réactions
Voir toutes les réactions "Un âne qui ne veut pas boire, on le laisse crever de soif" - On parle de génération sacrifiée, mais ma grand-mère parlerait de gros fainéants encouragés à l'avachissement par des allocations de tous types. Et je dois avouer que même moi, si je n'étais pas contraint et forcé, je n'en foutrais pas une. Alors qu'on arrête un peu.









J'ai bien aimé la réponse de JC Daoust à ma (déjà ancienne) râlerie sur Bolkenstein. " C'est une décision européenne" et voila... . Raison de plus pour agir politiquement contre Bolkenstein ! Un retour en arrière s'impose sur l'Europe, et vite. Quand à la formation, ce n'est que déplacer le problème: que vont faire les wallons si les étrangers établis à BXL piquent leur place ? Une mesure comme le retour au pays des étrangers serait bien plus productive au niveau national: un diminution de 20 % du budget chômage pourrait être envisagée, avec à la clé l'arrivée de contribuables à BXL. ( voir ce qu'en dit www.democratie-nouvelle.be.ma ce jour: convaincant ! ) Quant à la libre circulation des travailleurs européens: oui, mais au même tarif. D'ailleurs qui nous dit que les patrons d'intérim n'ont pas en sous main une petit société en Syldavie ou en Bordurie ?