Le Soliris, qui permet de soigner le petit Viktor, sera remboursé dès juillet
L’épilogue était attendu, le communiqué de Laurette Onkelinx est tombé ce mardi matin : l’ensemble des patients ayant besoin du Soliris, ce médicament très coûteux utilisé comme traitement du SHUa, seront remboursés par l’Inami. Les parents du petit Viktor se sont dit satisfaits.
Ce mardi, la ministre de la Santé Laurette Onkelinx (PS) a annoncé un accord avec la firme pharmaceutique Alexion pour le remboursement du Soliris, utilisé comme traitement du syndrome hémolytique et urémique atypique. C’est ce médicament – très coûteux – que doivent prendre Viktor, Antoine et une vingtaine d’autres enfants et adultes en Belgique.
Selon un communiqué de la ministre de la Santé publique, « l’ensemble des patients atteints d’« hémoglobinurie paroxystique nocturne » (HPN) et du syndrome hémolytique et urémique atypique (HUS) » pourront « bénéficier d’un remboursement par l’INAMI de leur traitement au Soliris ». Laurette Onkelinx a salué un accord rendu possible « grâce à un effort de part et d’autre, de la firme pharmaceutique et des autorités publiques ».
Si les modalités de l’accord – « concernant des secrets commerciaux » – restent confidentielles, le communiqué précise que la procédure de remboursement entrera en application le 1er juillet 2013 et que, « dans l’intervalle, tenant compte de la nécessité pour les patients d’avoir accès à Soliris (…), il a également été convenu que tous les nouveaux traitements éventuels seront gracieusement pris en charge par la firme Alexion ».
Les parents de Viktor satisfaits
Interrogés par l’agence Belga, les parents du petit Viktor se sont dit satisfaits qu’une solution ait pu être trouvée pour le remboursement du Soliris. «Nous sommes très heureux», a réagi le père du petit Viktor, Geert Ameys. Les parents espèrent désormais que l’attention médiatique autour de leur fils va retomber. «Après des semaines d’incertitude, nous pouvons enfin reprendre le cours de notre vie.»
Une médiatisation orchestrée par la firme ?
Cet accord tombe alors que, depuis ce week-end, Alexion est mis en cause par les médias. Cette firme qui produit le Soliris a-t-elle orchestré la médiatisation de patients belges et de leurs parents, via la société de relations publiques G+ Europe, afin de faire pression sur les pouvoirs publics pour qu’ils remboursent le médicament au coût astronomique de 400 à 500.000 euros par an? En tout cas, Geert Ameys, le père de Viktor, confirme : «À aucun moment cette entreprise (G+ Europe) ne nous a indiqué qu’elle travaillait pour Alexion. Cette méthode n’est pas correcte ». « Ceci dit », a-t-il ajouté, « notre but est le même: sauver Viktor. Et c’est tout ce qui compte.»
Pour le professeur Michel Roland, qui enseigne la médecine générale à l’ULB, il ne faut pas être surpris: «Ne soyons pas hypocrites en découvrant que les actionnaires d’une firme privée, qui a pris seule les risques du développement d’un nouveau médicament, réclament aujourd’hui un maximum de rendement pour leur investissement. Ce ne sont pas des mécènes».
Viktor: les associations de patients manipulées?, c’est à lire dans le Journal de 17h et dans Le Soir en PDF.
Vos réactions
Voir toutes les réactions 27. Gecko 1° je constate encore que votre politique personnelle c'est votre soupe.2° je relève que l'épuisement de brevets et créent le"générique" vous donne des boutons.Pourquoi ne serait-ce pas structurel?La croissance exponentielle de l'offre médicamenteuse est-elle structurelle,elle?OUI: c'est la grande superstructure économique (que nous avons inventée et qui nous bouffe littéralement aujourd'hui.3° comment maîtrisez-vous les effets secondaires à long terme quand vous avez entamé l'efficacité du système immunodépresseur?4°Enfin, je vous vois venir il faudrait que le Politique soit encore un peu plus soumis à vos injonctions qu'il ne l'est déjà?Comme le laboratoire Servier au nom des emplois?Ce qui est un grand chantage de plus!Vous essayerez en vain de faire fonctionner le mythe scientifique qui camoufle les profits démesurés des industries du médicament.
cherpay (26) - Non, je ne l'ignore pas. 1° La prescription fait partie du coté 'profiteur' bien sur. Mais là aussi, c'est un choix politique de ne rien y faire, non ? Obliger les médicament génériques n'est qu'une solution de face, rien de structurel. 2° L'invention de maladie ? Et les médecins servent à quoi ? 3° les tests sur étudiants ne sont pas fait pour tester les vertus spécifiques des médicaments, mais bien pour des réactions allergiques par exemple. 4° Avant les tests sur patients 4 phases de développement et tests sont passés. Oui, il y a parfois encore des effets secondaires, mais ils sont très bien cadrés.
24. Gecko (suite) Ceci dit, sauf votre laboratoire et vos éprouvettes vous ne connaissez rien à la plus quotidienne et la plus brutale réalité sociale.1° Vous ignorez aussi la collusion, dénoncée dernièrement par le Pr.Even ( Sorbonne!)et ce que dénonce depuis longtemps la revue "PRESCRIRE" entre les industries du médicament et les médecins prescripteurs 2°Vous ignorez aussi comment lesdites industries 'inventent' des maladies qui n'en ont que le nom, mais qui leur trouvent des médicaments adéquats et malfaisants.3° vous ignorez encore comment la condition modeste des Etudiants et autres Pauvres servent de champ illimité aux expérimentations les plus sulfureuses de la soi-disant recherche des Labos de ladite industrie?4°vous ignorez la nuisance des produits ingurgités par les Patients au titre de l'illusion thérapeutique?Je continue?
24. Gecko 1°Relisez-vous:intervention 16. ci-dessous 3e ligne..2°Je conviens avec vous que les exemples ne démontrent rien.Mais je constate aussi que vous retenez les exemples qui vous servent. et que vous éliminez ceux qui sont gênants.3° Je constate que nos points-de-vue sont irréconciliables.Vous abondez avec le seul argumentaire économico-financier. ce qui vous place sous le paradigme nouveau mais pas définitif: celui de l'argent-roi et de la marchandise..4° Dernièrement Le Pr; B.Colman faisait un remarquable article à propos de ce vieux combat qui est aussi un choix fondamental:entre " Mamon et le Dieu des Hébreux".Autrement dit un choix posé dès le récit de l'Exode, celui entre eux dieux.Vous avez choisi, moi aussi.L'Homme contre l'argent, l'argent contre l'Homme:" Nul ne peut servir deux Maîtres".Ou vous servez l'un et vous asservissez l'autre.Ou vous réduisez l'un à l'état de moyen et faites de l'autre un Homme libre.




cherpay - Les génériques ne sont pas une solution structurelle, pour la simple raison qu'on ne fait rien aux préscriptions inutiles. Tout le monde paye moins, bonne chose, mais à la fin on continue à avaler trop de médicaments. Voir même plus à cause du prix réduit. Le problème de l'immunodépresseur reste donc. Et comme vous le savez probablement, les sociétés génériques sont de loin ou de prêt gérés par les pharamceutiques classiques, donc pas de soucis pour eux.