A propos d’une prétendue «banalité du mal»article bloqué
Pierre Mertens Ecrivain
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Voir toutes les réactions Monsieur, Certes, je n'ai pas la dimension qu'il faudrait pour vous répondre avec l' autorité qu'il y faudrait.Tout comme vous,je suis un humaniste démocrate et la souffrance subie durant et après la guerre ne me donne guère la légitimité pour contester votre perception des choses.Cependant je dirai que la vision de H. Arendt m'interroge quotidiennement.Sans pour autant nier et contredire votre position ni encore moins notre propension à la servilité.J'admire E. La Boétie et le lis de même que son Ami, Montaigne.Je vois mal en quoi Arendt "banaliserait" par son attitude ou ses propositions l




suite : ...L'inacceptable ou l'impensable.Sa vision des choses me paraît être une voie qui nous permette de saisir notre propension à la servilité et de travailler à l'anéantir en soi.Et il le faut toujours, même aux plus courageux d'entre nous , aux plus politisés, au sens le plus noble qui soit.Oui, je pense qu'elle nous ouvre à un travail sur soi.La question qui reste posée est l l'incompréhension de ce texte qui pourrait se superposer au mal des faits- divers alors qu'il regarde la propension à obéir aveuglément. (aux ordres, à la pensée dominante, aux dogmes, et aux pressions inavouables, aux lieux communs,et à tout ce qui insulte l'esprit)C'est là me semble-il un des fardeaux de l'Humanité: Le conformisme de la pensée et de l'action.Mon plus profond respect.