L’an passé, le projet de la microbrasserie Curtius remportait Starter

Olivier Croughs
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Starter fut un véritable accélérateur dans le développement du projet de la microbrasserie liégeoise Curtius.

Starter fut un véritable accélérateur dans le développement du projet de la microbrasserie liégeoise Curtius, dont les principales difficultés restaient encore à surmonter au moment d’entamer l’aventure.

«  Dès le premier jour, nous nous y sommes mis à temps plein, deux cerveaux, 24 heures sur 24  », se souvient Renaud Pirotte, cofondateur, évoquant François Dethier, coéquipier Starter et désormais associé.

«  Au départ, il nous manquait le pied à l’étrier. Nous n’avions pas d’argent pour louer un bâtiment. Le business plan que nous avions présenté à la banque pour obtenir un crédit avait reçu une réponse négative, bref, nous allions de déceptions en déceptions  » explique-t-il.

«  Starter se présentait comme une chance de nous apporter les compétences qui nous manquaient. Ce fut aussi l’occasion de nous remettre en question, entourés des professionnels qui avaient connu les échecs et les bonnes expériences avant nous  ».

Sur les conséquences de la médiatisation, Renaud Pirotte ne cache pas sa reconnaissance : «  ce n’est jamais simple de s’inviter sur le marché sacré de la brasserie. Il y a plus de 1.000 bières brassées en Belgique. Nous avions tout intérêt à asseoir le caractère d’exception de notre produit  ».

Pari réussi. La Curtius, bière triple (trois céréales, trois houblons et trois fermentations) de 7º C à fermentation haute en cuve, a déjà séduit de nombreux consommateurs.

La télévision a aussi facilité les premiers contacts B to B, leurs principaux partenaires distributeurs. «  Nous n’avons pas tout accepté à l’échelle du pays. Mais au niveau local, il s’agissait avant tout de se faire connaître et reconnaître.   Ceci dit, il y a un immense changement sur la place du local et de l’artisanat dans les grandes surfaces. Les campagnes « produit à moins de 40 km de chez vous » ont la cote auprès du consommateur  » observe-t-il.

Pour le moment, les deux brasseurs concentrent davantage leurs efforts sur la restauration et les épiceries fines en dehors de Liège (à Bruxelles et en Flandre). Mais pas seulement. À peine lancés, ils exportent déjà aux Pays-Bas, en France, en Suisse, au Luxembourg et au Royaume-Uni.

Dans un futur proche ? «  Pour 2013, nous serons à 800-900 hectolitres vendus par an. Or, nous visons les 1.000 à 2.000 pour atteindre une structure de 4 à 5 personnes, notamment pour développer les aspects de gestion, marketing et communication. Surtout, nous devons garder les pieds sur terre et garder notre objectif d’authenticité.  »

OLIVIER CROUGHS

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