Maingain: «La réforme de l'Etat va appauvrir le pays»
Le FDF attaque le MR au tribunal pour obtenir sa part de financement public. « C’est une question d’équité. Le MR bénéficie de l’argent public grâce aux voies recueillies par les candidats FDF du temps des listes communes », a déclaré Olivier Maingain. Le résumé du chat
Depuis la séparation, le FDF tente d’obtenir du MR qu’il continue à lui rétrocéder sa part, jusqu’à la fin de la législature en mai 2014, en raison de son apport en voix au MR. Par avocats interposés, une conciliation a été tentée, mais, regrette le président Olivier Maingain, « Charles Michel a refusé net, contre l’avis de certains au MR qui considèrent que ce n’est pas la bonne attitude ».
Sur la procédure intentée contre le MR. « À l’initiative de notre avocat, il y a eu une tentative de conciliation. Elle s’est heurtée à un refus du MR. Nous avons dès lors été contraints à intenter une action en justice. Nous restons disposés à poursuivre toute médiation car les partis s’honorent lorsqu’ils veillent eux-mêmes à respecter la loi ; ce qui est la moindre des exigences. » « C’est une question d’équité. Le MR bénéficie de l’argent public grâce aux voies recueillies par les candidats FDF du temps des listes communes. Comme dans toute séparation, il est logique que le patrimoine constitué grâce aux apports de chaque partenaire soit partagé au prorata des contributions respectives. »
Sur le financement des partis.« Le financement par l’argent public des partis a été voulu pour mettre fin à toutes les pratiques qui faisaient que certains partis allaient chercher de l’argent auprès d’entreprises privées, notamment pour leur campagne électorale. C’est une avancée d’avoir mis fin à de telles pratiques. Néanmoins, nous considérons que le contrôle de l’utilisation de cet argent devrait être encore renforcé. » « Les parlementaires et mandataires FDF contribuent pour des montants importants au financement du parti, en accordant un pourcentage (entre 8 % et 15 %) sur leurs indemnités. »
Sur les intentions du MR.« Je ne cherche pas à savoir quelles sont les arrières pensées des uns et des autres. Seuls les électeurs décideront de l'avenir des FDF. Je suis confiant car je crois qu'il y a encore un avenir pour les partis qui respectent leurs engagements fondamentaux. L'évolution institutionnelle du pays est plus préoccupante que jamais et l'absence d'ambition pour une réelle relance économique de la part du gouvernement fédéral nous confirment que les FDF avaient vu juste. Il fallait donner une priorité aux dossiers socio-économiques. La réforme de l'Etat est totalement impréparée et conduira malheureusement à l'appauvrissement des régions et de leurs populations. Ainsi, les partis signataires des accords institutionnels se gardent bien de garantir que les droits acquis des citoyens pour les allocations familiales seront maintenus. La régionalisation des allocations familiales conduira à coup sûr à pénaliser les familles wallonnes et bruxelloises. Ce n'est qu'un exemple. »
Vos réactions
Voir toutes les réactions @pimprenelle1793 vous avez complètement raison: les Flamands n'ont plus rien à chercher à BXL. Je suis pour des régions, définies par les circonscriptions électorales, gérées selon la politique choisie aux élections. La Flandre a tout intérêt à se choisir une autre capitale comme Louvain, Malines ou encore Vilvorde qui sont à proximité du centre de décisions qu'est BXL. Naturellement si BXL veut garder son statut de capitale, et les avantages qui en découlent, il est nécessaire que les institutions et les entreprises fédérales soient bilingues. Je plaide pour des régions fortes qui après les élections voient ce qu'elles veulent faire ensemble. Ceci se passera avec un plus grand respect mutuelle au lieu de polariser les points de vues que nous connaissons actuellement.
Le MR montre sont vrai visage celui du mépris de l'électeur et des ces engagements c'est devenu un allier du PS
Arrêtons de dire que le NVA ment que font les partis traditionnels francophones depuis des dizaines d'années si ce n'est trahir l'électeur. Encore ce week end ils nous ont pris pour des cons en parlant du carnet d'épargne. Si l'Europe impose ces mesures nos politiciens ont donné un accord. Ou alors enfin un politicien osera dire stop à la dictature européenne.
@Gecko. Comment ça, les francophones ont trop de droits ? Les francophones des communes à facilités de Flandre ont exactement les mêmes droits que les néerlandophones et les germanophones des communes à facilités de Wallonie. Ou, plus exactement, "avaient", avant que les circulaires Peeters ne viennent rogner ces facilités, détruisant du même coup l'équilibre des accords. Mais on sait ce que valent des accords pour la Flandre, n'est-ce pas ? Les seuls Belges à bénéficier de droits exorbitants, faramineux, scandaleux en démocratie, ce sont les néerlandophones de Bruxelles, une poignée de privilégiés qui réduit de facto les autres Bruxellois à l'état de citoyens de seconde zone. Mais, rassurez-vous, les Bruxellois ne supporteront plus longtemps cette insulte à l'égalité.









Les réformes de l Etat telles qu'on les connaît aujourd'hui appauvrissent le pays car rien ne change fondamentalement. Nous restons avec deux démocraties divergentes qui promettent chacune le ciel sur terre à leur communauté mais ne réalisent rien dans un gouvernement fédéral. Chaque promesse d'un côté est systématiquent bloquée par l'autre côté. Résultat : le statu quo. UN gagnant toutefois : Di Rupo et ses adeptes. Pour le bien des citoyens nous avons besoin du confédéralisme, d'une politique autonome pour chaque communauté permettant de réaliser les points promis aux électeurs.