Prisons: des droits rabotés par nécessité
La réforme de la « loi Dupont » que la Chambre devrait voter aujourd’hui, sur les droits des détenus résulte d’une émotion sécuritaire et répond aux soucis d’un personnel abandonné depuis trop (très) longtemps à ses revendications à disposer de moyens appropriés à la difficile mission qui lui est confiée. Par analogie avec le secteur de la Santé, pourrait-on accepter que des patients soient laissés sans soins, abandonnés dans des couloirs par manque de lits ou encore privés pour raisons budgétaires de remboursement, comme l’affaire du petit Viktor (un enfant victime d’une maladie rare) l’a encore rappelé la semaine dernière.
La prison en Belgique est une zone de moindres droits qui abrite, certes des criminels dangereux, mais aussi des présumés innocents (les « préventifs », qui forment jusqu’à 40% de la population carcérale), hébergés déjà dans des conditions moyenâgeuses, disposant parfois d’un simple seau dans une cellule suroccupée pour satisfaire leurs besoins naturels. On pourrait épiloguer sur la surpopulation, sur la vétusté des bâtiments, sur le manque de moyens qui oppose à l’administration pénitentiaire et ses agents à une « mission impossible » en regard de ce que l’incarcération d’un condamné (sans parler des préventifs) représente : assurer sa réinsertion sociale et non le transformer en un zombie déshumanisé, drogué (30% des détenus entrants le deviennent en prison) ou encore contraint de fréquenter de vraies crapules. La réforme de la loi Dupont risque d’enfoncer encore, à défaut d’avoir voulu être appliquée depuis sa promulgation en 2005, risque encore d’accroître la pression sur les plus faibles que sont la plupart des détenus. Favoriser les « fouilles au corps », même à l’égard de détenus réputés « sans problèmes », est un recul de l’humanité à laquelle même les privés de liberté ont droit . Statuer dans une loi que le travail en prison (fourni par des entreprises privées ou l’administration elle-même) ne relève pas du droit social est une atteinte aux droits les plus élémentaires. Faciliter le régime disciplinaire au profit des gardiens et des directeurs de prison est un recul du droit, même si dans ces univers clos il est difficile à appliquer.
La prison est le miroir inversé de toute société. Le traitement des détenus est le reflet de la considération qu’a un Etat pour ceux qui ne se trouvent pas en prison, à bon ou mauvais droit. Diminuer des droits, c’est diminuer la justice. Les détenus ne sont pas un troupeau. Il appartient à l’Etat de leur assurer le respect de l’essentiel. Et même de l’accessoire. Et de ne pas perpétuer pour des raisons budgétaires ou imaginaires ces enfers que sont nos prisons. Entrer en prison n’a d’autre intérêt que d’en sortir. Apaisé, revalidé, guéri, grandi…
Vos réactions
Voir toutes les réactions @cherpay :FILS SPIRITUEL DE BADINTER Je vous reconnais cher Maitre, vous ètes le fils spirituel du sinistre Badinter ,fils d'immigrés ,ve nus de la planète de l'Est, nous expliquer sousl'impulsion des loges maçonniques, que la peine de mort était une abomination et la prison un système inique qui ne fabriquait que des fauves . Tout celà repris en coeur par lesavocats pénalistes,qui multiplient les procédures de défense y compris par toutes sortes de diversions . Des témoins tardifs , qui surgissent des années plus tard , des amnésiques ,qui retrouvent la mémoire , des gens qui se souviennent avoir vu les accusés au moment des faits lorqu'ils buvaient tranquillement l'apéro devant 50 autres témoins , des témoins a charge, qui se rétractent , apres des conseils avisés , des vices de procédure , tel article du code de procédure pénal inopportunément utilisé ou trop tot ou trop tard et....des experts trouvés au bon moment pour contredire leurs collègues etc... Des ficelles plus grosses les unes[...]
14.Lidju Sans doute qu'elle leur fait du charme?Vous, les "bonnes gens" et les autres..."vous, vos bergers et vos chiens,vous ne m"épargnez guère"(La Fontaine)Ah! la grande estime de soi, la certitude d'être, tous autant que vous êtes, des consciences droites et "généreuses".Je pose la question:"Y êtes-vous jamais allés dans ces sombres tunnels dont l'espoir s'est enfuit.Ne soyez jamais livrés à l'arbitraire de vos semblables.Oui! j'y fus et durant des années, les aider à lire, à écrire notre langue raffinée,les procédures obscures, les termes abscons du droit.Les aider à écrire cette lettre d'amour à celle qui vous a abandonné et que vous attendez en vain."Dormez-en paix! Tout est tranquille".Les salauds sont bien gardés!
DITES NOUS cherpay(SUITE....) condamné ne fait sa durée de peine en entiermème pas "perpette" Alors par pitié le gentil démocrate , la larme a l'oeil gardez votre coeur en bandoulière pour les victimes . Le bagne est un excellent modèle de réinsertion ,vous y entrez comme un chacal et vous en sortez comme un mouton ,si toutefois tous les abruptis en ressortent
DITES NOUS cherpay, Vous le démocrate , l'ame sensible avec le coeur a "goche" , le désenseur des droits des abruptis , qui n'avaient qu'a bien se tenir , quels sont les droits des prostituées , qui arpentent jour et nuit sous la contrainte, les trottoirs des villes et doivent s'afficher dans les vitrines des quartiers rouges avec la bienveillante attention des gouvernements démocrates . Savez vous aumoins comment sont traitées ces malheureuses lorsqu'elles ne rapportent pas assez ou qu'elles ne se conforment pas a la tyrannie des protecteurs . Quels sont les droits des drogués ,victimes des traifiquants et des dealers , quelles sont leurs chances de réinsertion?. Quels sontles droits des victimes des assassins ,des violeurs etc...etc.. Savez vous au moins qu'au nom d'un vice de procédure (un point ou une virgule manquant dans un acte de procédure) et des mis en examen pourtant étant passés aux aveux sont illico presto relachés . Savez vous que par le jeu des remises de peine , aucun comd[...]








FILS SPIRITUEL DE BADINTER (SUITE) que les autres . Sommes nous obligés de croire de telles balivernes , ? Sommes nous tenus de tenir pour des postulats les utopies des "frères"? Devons nous considérer le sieur Badinter , comme un sénatus consulte ou un juris consulte ? En un mot cher maitre cherpay , sommes nous obligés de croire qu'en prison ,il n'y a que des in nocents , qui se trouvent là par erreur judiciaire , par pure coincidence ,ou par la seule volonté d'un juge mal intentionné ? Une prompte réponse de votre part cher Maitre nous obligerait