Le Belge Bernard Quiriny Grand Prix de l’Imaginaire
La Belgique, on le sait, est le pays de l’imaginaire. Mais un écrivain belge remportant un Grand Prix de l’Imaginaire, voilà qui est inhabituel.
C’est l’heureux sort réservé à Bernard Quiriny, dont le recueil Une collection très particulière (Seuil), a reçu, en catégorie nouvelle, ce prix décerné par un jury de spécialistes de la science-fiction, de la fantasy et du fantastique, qui est le plus important prix du genre en francophonie. Bernard Quiriny avait déjà été honoré par le Prix Rossel, le prix décerné par Le Soir, en 2008 pour ses Contes carnivores.
Cet écrivain se situe dans l’exacte filiation du surréalisme et de l’insolite à la belge. Son héros récurrent, Pierre Gould, est un bibliophile éclairé. Il mène son ami le narrateur à travers le labyrinthe de ses livres prodigieux, dont certains fournissent de l’énergie. L’occasion de parler des livres, des bibliothèques, des villes, du monde. Avec un humour à froid, une ironie particulière et une vision du monde toute personnelle. Un prix bien mérité. Il sera remis au cours d’une cérémonie, au festival Etonnants voyageurs de Saint-Malo, ce dimanche 19 mai.
Comme le prix de la traduction, décerné à un autre Belge, Sara Doke, pour celle de La Fille automate de Paolo Bacigalupi (Au diable vauvert). Sara Doke s’impose de plus en plus comme une des meilleures traductrices du domaine de l’imaginaire. Un prix mérité aussi.
Les autres lauréats de ce Grand Prix de l’Imaginaire. Roman francophone : Du sel sous les paupières, de Thomas Day (Folio SF) ; roman étranger : La Fille automate de Paolo Bacigalupi (Au diable vauvert – traduction de Sara Doke) ; nouvelle étrangère : « La Petite déesse » de Ian McDonald (in Bifrost n°68 – traduction de Gilles Goullet) ; roman jeunesse francophone : Magies secrètes de Hervé Jubert (Le Pré aux clercs) ; roman jeunesse étranger : Sous le signe du scorpion de Maggie Stiefvater (Hachette - trad : Camille Croqueloup) graphisme : Shaun Tan pour La Chose perdue etL'Oiseau roi et autres dessins (Gallimard) ; essai : Ces français qui ont écrit demain, de Natacha Vas Deyres (Honoré Champion), etc.
La semaine suivante, c’est à Epinal, aux Imaginales, que les Prix Imaginales, réservés à la fantasy, seront décernés. En voici les lauréats. Roman francophone : Gabriel Katz, Le Puits des mémoires (Scrinéo) ; roman étranger : Brandon Sanderson, L’Alliage de justice (Orbit) ; jeunesse : Patrick Ness, Quelques minutes après minuit (Gallimard) ; nouvelle : Sylvie Miller et Philippe Ward,Un privé sur le Nil, recueil (Critic) ; illustration : Amandine Labarre, pour la couverture de Porcelaine d’Estelle Faye (Les Moutons électriques) ; BD : Wilfried Lupano & Jean-Baptiste Andreae, Les Aventuriers du temps perdu (Vents d’Ouest) ; prix spécial du jury : les éditions Aux forges de Vulcain, pour la première traduction en français des romans de William Morris : Le Lac aux îles enchantées, La Route vers l’amour.



