Marina Bautier lance sa marque: MA!
Lignes pures, bois de chêne doux comme la peau, la créatrice belge Marina Bautier lance sa propre collection de meubles et d’objets, à Bruxelles. Cela s’appelle MA. Elle nous ouvre les portes de son nouvel espace d’exposition.
Un lit de jour, un miroir, une série de commodes, un portemanteau, un bureau, un lit, un banc, un tapis en laine et des boîtes de rangement. On se croirait dans un appartement d’une sobriété absolue. Un prêt à vivre qui invite à méditer sur l’essentiel d’un travail du bois «à l’ancienne» et la quintessence d’une ligne. Nous sommes dans le nouvel espace d’exposition de Marina Bautier. Derrière la grande vitrine qui révèle le magasin, on découvre un univers immaculé et zen à l’image de la créatrice de meubles passionnée par le travail du bois, le chêne tout particulièrement: «Je choisis le chêne parce que c’est un bois sobre, sans trop de veines. J’évite ainsi l’aspect rustique», confie-t-elle.
Mais pourquoi lancer sa marque alors que les créations de Marina Bautier séduisent de nombreux éditeurs internationaux comme Ligne Roset (France), Feld en Belgique, Idee au Japon ou Swedese avec le très beau fauteuil Cruiser? «Plutôt que vendre exclusivement en ligne, je préfère ouvrir mon propre espace, répond-elle. J’ai envie de suivre toutes les étapes de la création et de la production réalisée en Belgique, puis rencontrer le public au final. C’est un espace de vente et d’exposition mais je compte le faire vivre comme lieu événementiel. Pour le lancement de la marque MA, je travaille en petite série, 5 pièces pour chaque produit. Je souhaite que les prix restent accessibles, qu’il y ait une cohérence dans la collection. Je n’ai pas envie de devenir une marque haut de gamme. Tout est fabriqué en Belgique et cela j’y tiens!»
Bois massif ou panneaux plaqués dont chaque feuille est choisie chez les menuisiers par la designer, les meubles sont aussi une belle mise en lumière des savoir-faire locaux existants en Belgique. Les prix varient de 230 euros pour un portemanteau à 1.400 euros pour un banc,
Si MA est une abréviation pour Marina, c’est aussi par coïncidence «l’espace entre deux» en japonais, une traduction qui correspond bien à son approche, entre design scandinave, esprit «kansei» (sensibilité) propre au design japonais contemporain, et inspiration d’une grande dame de la simplicité fonctionnelle, Charlotte Perriand.
Après des études en Grande-Bretagne, au Buckinghamshire University College, Marina Bautier revient en Belgique et ouvre son studio en 2003. Sa première création est un porte-clé qui va faire le buzz. On glisse son courrier derrière la petite plaque de bois fixée au mur. Les clés s’accrochent à un bouchon d’évier: «Keyplug» est né. «C’était un moment de grande effervescence pour le design belge, une véritable découverte pour beaucoup, se souvient-elle. Cela tombait bien…»
L’esprit ludique et pratique est la première signature des créations de La Maison de Marina. Elle trouve des solutions ingénieuses pour améliorer la vie des enfants et des plus grands, comme le tabouret «First Step» ou la gamme de pochettes et sacs «Poupées russes» éditée par Posso. Principes constructifs simples, formes vierges de toute ornementation, la sphère de la maison, fonctionnelle et durable, légère et chaleureuse, s’imprègne d’un mobilier qui révèle le désir de toucher à l’essentiel.
Depuis plus de deux ans, Marina Bautier polissait l’idée de créer sa marque. A découvrir dans son espace de vente de 100 mètres carrés, dans le quartier de Saint-Gilles, à Bruxelles.
314 chaussée de Forest, 1190-Bruxelles. Week-end d’ouverture: vendredi 17 mai-dimanche 19 mai, de 11 heures à 18 heures.
Heures d’ouverture du magasin: du mercredi au samedi, de 11 heures à 18 heures, ou sur rendez-vous. 02-520.03.19, www.maison-ma.com
















