Abdication ou pas? La clarté s’impose

Béatrice Delvaux
Mis en ligne

Cela ne s’arrêtera pas. La machine est lancée. Les informations et les scénarios relayés par les milieux diplomatiques et politiques s’accélèrent depuis quelques mois. Depuis la révélation de ce qui est désormais une certitude –  « Le Roi est fatigué et, dans des circonstances idéales, il souhaiterait passer la main »  –, les allusions se succèdent. Certains évoquent désormais une passation de pouvoir entre le roi Albert II et son fils Philippe pour l’automne. Aucune confirmation mais deux évidences : 1) ça grenouille et 2) les occasions vont se multiplier, et à chacune d’elles, les allusions vont repartir de plus belle, que ce soit à l’occasion de l’anniversaire du Roi en juin, de la Fête nationale le 21 juillet avec les festivités pour les vingtans de règne, ou de la Fête de la dynastie. Ajoutons la pression internationale : elle fut déjà « maximale » lors de la transmission de pouvoir entre la reine Beatrix et son fils Willem Alexander. Mais la royauté belge va devoir sans doute vivre la succession en Espagne entre Juan Carlos et Felipe et le partage de tâches accru entre la reine Elizabeth et son fils Charles.

Dès lors que le tabou sur l’envie d’abdication a été levé, et que cette information circule et rebondit, il n’y a qu’une manière d’en reprendre la maîtrise : informer et faire la clarté. Que ce soit pour dire qu’Albert II n’a aucunement l’intention d’abdiquer (maintenant, avant les élections, en 2015, etc.) ou pour annoncer que la décision est prise et d’en donner le timing, quel qu’il soit.

La nécessité d’être clair se fait d’autant plus pressante que les informations en circulation sont propagées par des milieux proches du pouvoir, du gouvernement et du Palais.

Les supputations actuelles finissent en effet par nuire à l’institution monarchique, à la crédibilité du successeur – dont on n’arrête plus d’ausculter les capacités, de les comparer à ses peut-être futurs collègues, pour en général en douter. Elles nuisent aussi aux autres membres de la famille royale, où Astrid, en particulier, est désormais examinée, disséquée comme alternative possible à son frère, au titre de régente, et non comme une princesse qui remplit au mieux ses tâches humanitaires, parlant dans un néerlandais certes imparfait, mais dont les enfants sont parfaitement bilingues. Ce thriller royal, s’il persiste, ce dont nous doutons désormais peu, va peser surtout sur la bonne gestion des affaires gouvernementales. Un souci dont

Di Rupo Ier n’a pas le luxe.

Vos réactions

Voir toutes les réactions

15. Le Capitaine 1 dit le 16/05/2013, 13:21

Supputations? Messieurs les journalistes du Soir, que je respecte infiniment, feraient bien d'éviter ce mot de 'supputation', car, à ce qu'il semble, en l'occurrence, et pour ce sujet délicat, ils sont les champions! Laissons le Palais décider en temps et en heure, le reste n'est vraiment que supputations!!

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 0 non 0
14. cortex1 dit le 16/05/2013, 13:03

ridicule J'adore le fait que Le Soir et Beatrice Delvaux s'excitent et exigent "un droit a la clarte" alors qu'ils ont eux-memes lance ces ragots. Quand le Roi aura pris la decision d'abdiquer, il le fera savoir. Ce n'est pas a la presse et encore moins au Soir de creer des ultimatums; meme si ca fait vendre des journaux. le Roi n'est pas Justin Bieber et ne fait pas partie non plus d'un Reality show. Le niveau journalistique du Soir est au niveau du defunt "News of the World" de Rupert Murdoch. A quand le depart de Beatrice Delvaux: NOUS voulons savoir!

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 0 non 0
13. christine dit le 16/05/2013, 11:44

Sans entrer dans le fond de la discussion, faut-il vraiment y accorder autant d'espace ? Chaque jour apporte ses suppositions, on-dits, allusions, rumeurs. Cela fait plusieurs jours (voire semaines) ,que vous en faites des pages, demi pages, edito etc. Assez !

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 2 non 0
12. sitesref dit le 15/05/2013, 23:56

On adore On adore prendre ses rêves pour des réalités, au Soir... C'est bien beau d'inventer des "informations" et "scénarios" dont, comme par hasard, vous êtes les seuls à toujours entendre parler, mais à un moment, l'idéologie doit faire place à la réalité des faits. Non, Albert II ne démissionne pas... Il n'est pas assez idiot pour le faire à un aussi mauvais moment. Ca fait des ANNEES que vous évoquez ces scénarios: à vous croire, Albert II envisage une bonne douzaine de fois par an de prendre sa retraite. Or, il n'en est rien jusqu'à présent. Je dirais donc que prendre ses rêves pour la réalité, ça s'appelle la mythomanie, et ça se soigne :) Et quelque chose me dit que la "nécessité d'être clair" ne sera jamais suffisante pour vous: vous continuerez à vouloir prendre vos désirs pour la réalité.

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 2 non 1
11. Otok dit le 15/05/2013, 22:22

@9. Simon Cussonait dit le 15/05/2013, 21:27........... Mieux vaut le hasard de la naissance que celui de la démagogie ou du populisme ! La monarchie constitutionnelle n'a rien à voir avec "un anachronisme médiéval". Quant aux "sociétés évoluées" on les trouve surtout dans les monarchies occidentales qui n'ont pas de leçon à recevoir d' autres systèmes de gouvernance. Nos voisins du sud ne me contrediront pas. Et en tout cas, elles n'ont pas de leçon à recevoir de vous dont j'ignore si vous êtes ou non enfariné . Pour en terminer et en vous parodiant, je vous dis : C'en est assez, partez !

Signaler un abus

Message constructif ?

oui 4 non 4
Voir toutes les réactions »

Osez la rencontre !