Deborsu épinglé pour deux manquements déontologiques: «Mes infos étaient exactes»
Le Conseil de déontologie journalistique estime que Frédéric Deborsu a recouru à l’insinuation et a porté atteinte à la vie privée dans son livre « Questions(s) royales(s) ».
Le Conseil de déontologie journalistique a rendu son avis dans le cadre de la plainte déposée par le Palais royal contre le livre de Frédéric Deborsu « Questions(s) royales(s) ». Sur deux points, le CDJ estime qu’il y a manquement à la déontologie.
Un : le CDJ estime que l’auteur recourt au procédé d’insinuation pour étayer sa thèse que le couple Philippe-Mathilde n’en est pas un, en évoquant l’homosexualité de Philippe et les procréations assistées pour la conception de ses enfants. Et qu’il y a en outre, ce faisant, atteinte à la vie privée de Thomas d’Ansembourg et des enfants du couple princier. « Il y a trois lignes sur les enfants, ça correspond à 0,03 % du livre. J’ai traité cette info très sobrement, réagit Frédéric Deborsu. Je voulais expliquer pourquoi Philippe était contesté, parler de sa mauvaise relation avec son père qui ne le met pas en avant. La frontière entre vie privée et vie publique de la monarchie est ténue. Je n’ai parlé de M. d’Ansembourg que parce qu’il croisait à un moment la vie privée du prince. »
Deux : l’auteur reproduit ce qu’il présente comme une interview du Roi datant de 1994. Or, le Palais a convaincu, documents à l’appui, qu’il ne s’agissait pas d’un entretien mais de propos « off » du Roi en vue d’un reportage télévisé, propos qui ne pouvaient être mis dans la bouche d’Albert II. Le CDJ estime donc que l’auteur trahit le « off » et que ce n’est pas parce que ces propos sont anciens qu’ils peuvent être reproduits quasi 20 ans plus tard. « Le CDJ ne remet pas en cause le fait que c’était un entretien réel, note Frédéric Deborsu. Juste que je n’aurais pas dû le publier mais à partir du moment où Jean-Luc Dehaene avait publié un extrait de cette interview dans son livre, j’ai pensé qu’avec le temps, je pouvais publier les propos du Roi. C’est un livre panoramique dont la presse a mis des extraits en exergue ».
Deborsu : « L’investigation est un genre où l’on s’expose où l’on prend des risques »
L’avis du CDJ est donc nuancé : il reconnaît que Frédéric Deborsu a effectué un travail journalistique et ne remet pas en cause l’aspect investigation de son enquête ; et il pointe deux manquements mais ne suit pas le Palais sur deux autres points (le recours à la rumeur et le plagiat).
« J’en suis à ma 3e procédure. Le CDJ m’a donné raison deux fois (l’une sur le prince Laurent, l’autre sur l’islam), poursuit le journaliste d’« On n’est pas des pigeons ». L’investigation est un genre où l’on s’expose où l’on prend des risques. Au moins, je peux affirmer que toutes mes informations étaient exactes ».
Vos réactions
Voir toutes les réactions Tout ça lui fait de la pub, et qu'on parle de lui, c'est tout ce qu'il recherche. "Je me voyais déjà, en haut de l'affiche..."
"On est pas des Pigeons" j'aimai. Avec De Borsu terminé. Surtout dans une pareille émission. On ne sera pas les pigeons de De Borsu...
CE que Philippe et Mathilde font dans leur lit, Philippe le sait, Mathilde le sait, mais vu qu'ils n'en parlent pas, personne d'autre ne le sait.









Mais Deborsu n'est pas un pigeon, c'est un journaliste d'investigation, un... un... un condor en somme, pour rester dans les volatiles.