Se sentir bien à l’extérieur comme à l’intérieur,

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Bichonner son intérieur pour mieux vendre son bien plus tard est un excellent point de départ.

Mais soigner les extérieurs peut se révéler également payant.

Terrasses, pelouses, haies, châssis et façades demandent un soin particulier.

Quant à la piscine, elle doit avoir fière allure.

Une maison ne va pas sans son extérieur et vice versa. On peut toutefois se demander l’importance réelle d’une belle terrasse, d’un beau jardin, d’une belle cour si l’on habite en milieu urbain, sans oublier, bien sûr, d’une belle piscine.

Ces différents éléments augmentent-ils la valeur réelle d’une maison ? La réponse est oui. De combien ? Là, c’est plus délicat car cela dépend de trop de facteurs et surtout de l’importance que les gens leur accordent. « Il va sans dire que quand le jardin a été soigné par des professionnels, la plus-value peut être chiffrée entre 5 et 10 pour cent, estime à ce sujet Nicolas Jambers de l’Immobilière d’Affnay. Nous le répétons souvent à nos clients : ne vendez jamais un bien si les alentours ne sont pas propres… »

Un conseil qui peut paraître évident mais que beaucoup oublient. « Si votre pelouse mesure 40 centimètres, si des arbres sont couchés dans le jardin et si vos haies sont énormes, repoussez la vente, insiste Nicolas Jambers. Pour quelques centaines d’euros, il est possible de faire appel à des professionnels si l’on n’a pas envie de faire le travail soi-même. Car le jardin n’est rien d’autre que le reflet de l’intérieur… »

Autrement dit, si vous n’avez pas la main verte, il y a de fortes chances pour que vous ne soyez pas non plus un adepte des petits entretiens en tous genres. Et en termes de négociation, cela fait toujours mauvais genre. « Ce genre de conseils est moins important en janvier ou en février, poursuit l’agent immobilier. Mais en ce mois de mai, alors que les beaux jours reviennent enfin, ils doivent être au cœur des préoccupations. Pour l’acheteur, il faut impérativement que le jardin apparaisse comme une source de plaisir et non comme une corvée ! »

Pensez donc à entretenir votre bien, à l’intérieur et à l’extérieur. Et prenez les photos au bon moment. « Si l’on aperçoit la brousse à l’arrière-plan, cela peut se révéler catastrophique, assure cet autre agent actif dans la région montoise qui refuse toutefois d’évaluer la plus-value. Celle-ci est trop dépendante de la grandeur du terrain, de l’orientation du jardin ou encore du type de bien en lui-même et de la volonté de chacun. Ceci dit, je trouve que de plus en plus de clients se soucient de leur extérieur. Il suffit de voir la prolifération et le succès des entreprises de jardins et autres architectes-paysagistes ! Depuis deux semaines, j’ai l’impression de les croiser à tous les coins de rue ! »

Pour ceux qui vivent en ville, une cour requiert les mêmes attentions. « Des murs décrépis ou des châssis et des corniches qui perdent leur peinture n’invitent pas le visiteur à se décider, explique Nicolas Jambers. L’achat d’une maison reste un coup de cœur et à ce titre, la façade fait elle aussi partie des extérieurs. En milieu urbain, un bon sablage permet, lui aussi, d’augmenter sensiblement la valeur d’un bien. »

Les temps difficiles que nous traversons pourraient inciter les acheteurs à privilégier l’appartement car il présente moins d’entretien extérieur. C’est vrai, mais cette réflexion a ses limites car si celui-ci possède une grande terrasse, cette dernière s’apparenterait d’une certaine manière à un jardin. « Malgré la crise, les gens continuent à rêver d’un espace extérieur dans lequel ils peuvent profiter des joies du plein air, expliquent plusieurs agents. Cela reste un critère de recherche important même si les prétentions varient en fonction de l’environnement. »

Ainsi, à la campagne, les acheteurs seront davantage sensibilisés par la taille et l’orientation du jardin tandis qu’en milieu urbain, ces deux paramètres entrent nettement moins en ligne de compte, les gens étant déjà très heureux de posséder un jardin en ville et de faire partie ainsi d’une caste de privilégiés. « La crise a pour effet que les gens chipotent (sic) beaucoup plus qu’avant, conclut Nicolas Jambers. Ils demandent aussi à visiter plusieurs fois avant de signer mais ils n’ont pas encore renoncé à leur jardin. Une autre preuve est le succès des chalets et autres abris de jardins. Certains sont carrément des extensions du salon… »

Quant à la piscine, elle arrive rarement en tête des priorités recherchées par les clients des agences que nous avons contactées. C’est même un critère plutôt rare même si une maison avec piscine reste un excellent produit d’appel pour des agents immobiliers qui feront tout pour la mettre en évidence dans leur vitrine ou leur catalogue. « En tout cas, prévenez vos lecteurs qu’il ne sert à rien de construire une piscine pour vouloir augmenter la plus-value de leur maison, nous dit l’un d’entre eux. Certes, la plus-value sera réelle mais certainement pas à la hauteur de l’investissement… »

Si vous en possédez une, veillez donc à lui donner un aspect pimpant le jour des visites. Un maquillage améliore le visage d’une femme s’il est bien fait. Mais s’il coule…

PAOLO LEONARDI

Osez la rencontre !