L’église belge sur la voie de la rédemption
La publication, hier, du premier rapport annuel de la Commission chargée au sein de l’Eglise de l’indemnisation des victimes de pédophilie commise par des ecclésiastiques est une « bonne nouvelle ». L’Eglise, après avoir longtemps rechigné à reconnaître ses silences coupables et l’étouffement de trop d’affaires impliquant des prêtres ou des servants, se livre à un geste d’ouverture et entend, avec humilité (apparente en tout cas) à un exercice de transparence. C’est une confession à laquelle s’est livrée cette institution, dépositaire de tant d’autorité morale ou conférée par l’Etat en matière d’éducation (les écoles) ou dans le monde associatif. C’est à son honneur d’avoir in fine décidé de mener ce chemin de croix, impliquant la reconnaissance et le chiffrage des péchés des siens, l’exposant publiquement, et assurant sa détermination à ce que ce qui fut dans les années passées ne le soit plus jamais du fait de ses troupes.
L’Eglise, elle aussi, a droit au pardon, qui n’est pas qu’une valeur chrétienne.
Il ne faut pourtant pas oublier que la mise en œuvre des mesures de compensation accordées aux victimes des faits de pédophilie commis au cours des 60 dernières années, résulta d’abord d’une remise en question de l’Eglise par le monde civil, par ces parlementaires de la Commission abus sexuels conduits par Karine Lalieux (PS) qui exercèrent, dans les conclusions de leur rapport final, une force morale à laquelle elle ne pouvait se dérober sous peine d’être totalement disqualifiée.
La transparence de l’Eglise de Belgique apporte, pour l’heure, du baume sur les plaies des victimes et celles ressenties par l’ensemble de la société. Mais il faudra sans doute aux responsables catholiques, qui s’inquiètent tant de la désertion de leurs églises provoquée notamment par cette lourde défiance causée par les affaires de pédophilie, avancer d’autres gages de modernité et de crédibilité pour regagner la confiance de leurs brebis égarées par tant de silences et de rejets dogmatiques…
Vos réactions
Voir toutes les réactions Rédemption? Sur les sons des banjos... http://www.youtube.com/watch?v=1tqxzWdKKu8
A BAS LES SECRETS Bien sur , les ignominies commises par les clercs , sont , restent et resteront , des ignominies et doivent ètre sanctionnées comme telles et plus encore ,pour des prétendus dépositaires d'un ordre moral , et c'est un croyant qui vous le dit . Il n'y a , il n'y aura , il ne peut y avoir de rédemption, de pardon , d'excuses a des actesignobles. C'est le citoyen au sens du droit romain , qui l'affirme. Bien sur ,nous entendons tout celà ! c'est une évidence , un clerc , quelque soit son magistère , n'est pas au -desus de Dieu ni des lois humaines . C'est entendu ,c'est évident . Mais s'agissant des lourds secrets , beaucoup d'autres prétendus gentils démocrates en connaissent un rayon , les loges maçonniques , les cercles internationalistes ,les descendants et fils spirituels des illuminati savent beaucoup de choses sur les guerres , les couts bas éaconomiques , les crises etc.. Alors a bas les secrets tous les secrets ........
La rédemption, je n'y crois pas que ce soit pour une asbl ou pour des individus
Rédemption? Ah!Bon? Un peu forcée tout de même la "rédemption"?En tous cas rien de spontané hein!Des regrets, un peu,Des remords, c'est autre chose!








Rincer c'est bien mais l'église catholique va devoir aussi affirmer sa spécificité comme marque, par exemple vis à vis des Mormons.