Fred Funcken, le Chevalier blanc de la BD belge, est décédé
Fred Funcken est le créateur du Chevalier Blanc. Il est mort ce jeudi à l’âge de 91 ans.
Fred Funcken est décédé à Bruxelles ce jeudi 16 mai 2013, il a été, avec son épouse Liliane, l’un des auteurs emblématiques de l’Ecole de Bruxelles des Éditions du Lombard. Il était né le 5 octobre 1921 à Verviers. Il s’est fait la main sur les histoires vraies dessinées pour le journal Tintin, avant de rencontrer le succès avec son mythique Chevalier blanc, Harald le Viking, Capitan ou Doc Silver. Dès l’école maternelle, il s’était distingué par son talent inné pour le dessin, même si son rêve d’enfance était de devenir musicien. Entré au Conservatoire, il décrochera le second prix de violoncelle.
En 1941, les privations de la guerre l’incitent à user de ses dons pour le dessin afin de gagner sa vie. Il signe les Aventures de Bob Hunter dans L’Éclair, un journal pour enfants. Après la Libération, il travaille comme décorateur à l’Innovation. Il y tombe sous le charme de la directrice des ventes de ce grand magasin bruxellois. Elle se prénomme Liliane et ils se découvrent un goût commun pour l’Histoire. Tous deux décident rapidement de se marier. Liliane persuade son jeune époux de se remettre à la bande dessinée. Elle écrira de « Belles Histoires de l’Oncle Paul » pour l’hebdomadaire Spirou, tandis que lui réalisera des « Histoires authentiques » pour le journal Tintin.
En 1953, les aventures médiévales du Chevalier Blanc viennent bouleverser leur destin. Fred, grippé, ne peut terminer l’encrage d’une planche et, bien que n’ayant jamais dessiné, Liliane s’y attelle : le résultat est excellent. Ils décident dès lors de travailler ensemble et deviennent ainsi le premier vrai couple d’auteurs de la bande dessinée. Outre le mythique Chevalier Blanc, ils vont publier dans Tintin et au Lombard les séries réalistes de Harald le Viking, Jack Diamond, Capitan, Doc Silver…
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Voir toutes les réactions C'est amusant cette anecdote quant à l'encrage. Ça rejoint ce que j'ai toujours pensé : tout qui peut écrire a la main pour dessiner. Mais le dessin, c'est aussi le sens de l'observation, la compréhension de la façon dont les choses sont construites et encore plus s'il s'agit de peindre car là il ne s'agit plus de géométrie complexe, mais de notion de physique et d'optique.










Ils ont également, si je ne m'abuse, exécuté le travail monumental d'une série d'ouvrages sur les costumes et les armes de soldats de tous les temps (plus d'autres albums spécifiques à diverses époques), dont le sérieux et la fidélité des illustrations ont souvent été loués parles spécialistes. Et dont les textes d'accompagnement alliaient le même souci de rigueur avec un bel esprit de synthèse et un sens de l'anecdote qui les rendaient très agréables à lire. Adieu donc, monsieur Funcken, et merci.