Étrangler les communes? Mauvais calcul!
Eric Deffet
Profitons du retour à l’avant-plan du débat sur l’avenir du parler wallon dans nos contrées pour fixer d’entrée de jeu le débat qui nous occupe aujourd’hui par une sentence bien de chez nous : « C’est todi li p’tit qu’on spotche ! »
Entendez qu’à tous les coups, que ce soit dans un litige politique ou une bataille rangée, le moins costaud est perdant.
Dans notre paysage institutionnel, la commune est par définition « li p’tit » et, pour dire les choses clairement et sans détour, elle en a assez d’être « spotchi » par plus grand qu’elle, et singulièrement par l’Etat fédéral.
Un Etat dont les instances sont souvent occupées par des municipalistes de premier plan, à commencer par Elio Di Rupo en personne, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes.
Un autre adage « maison » vient cependant à l’esprit alors que l’Union des villes et communes wallonnes hausse le ton pour dénoncer les coups bas à répétition que subissent les finances communales : « L’Union fait la force », évidemment.
La seule chance des pouvoirs locaux d’être entendus dans leurs revendications consiste en effet à jouer le nombre.
Mieux : les difficultés rencontrées par les communes dans les trois régions sont comparables. Voilà qui devrait inciter maïeurs du Nord, du Sud et de la capitale à joindre leurs forces pour obtenir du fédéral le respect de ses engagements.
En période de crise, c’est entendu, tous les niveaux de pouvoir doivent contribuer à l’effort collectif. Les communes aussi. Elles ne sont d’ailleurs pas à l’abri des reproches : la généralisation des emplois contractuels se retourne aujourd’hui contre elles, il aurait été malin d’y penser plus tôt.
Reste qu’il est anormal que d’autres centres de décision imposent aux maïeurs des restrictions qui sont le résultat de leur propre incapacité à remplir leurs obligations.
C’est surtout un très mauvais calcul.
Vos réactions
Voir toutes les réactions L'histoire selon Lidju, c'est quand même beau. Simple et beau. Ainsi donc les travailleurs ne "savent rien faire sans" les riches. C'est ainsi! Les maisons ne se construisent pas avec des briques et des mains, mais avec l'argent des riches. Les jeans ne sont pas faits avec des machines et des mains, mais avec l'argent des riches. L'agriculture, même chose, ça pousse grâce à l'argent des riches. On ne fait rien, ni ne sait rien faire sans les riches et leurs indispensables richesses. Les médecins? Rien sans les riches. Les scientifiques? Les artistes? C'est grâce aux riches. Dans la préhistoire, il n'y avait rien. Un jour, un riche est venu et il a donné de l'argent à quelques babouins de la FGTB antédiluvienne, et ils se sont mis à faire du feu, à tisser et à peindre des veaux sur les murs. On ne fait rien, non, rien!, sans les riches. C'est ainsi que la droite justifie son existence. Et Lidju est son prophète.
PROBLEME HISTORIQUE.... Le grand mérite de l'éditorial est de poser la récurrence d'un problème historique , du nécessaire équilibre entre les collectivités locales et l'Etat. En france ,nous avons 36000 communes dont beaucoup rurales de moins de 1000 habitants, certaines autres dépeuplées ,des communes urbaines multiples , diverses variées , dont l'utilité géographique , économique ,politique et sociale est sujette a caution . Historiquement , la commune , qui elle mème descend des paroisses est largement antérieure a l'Etat , c'est un fait :les communes , sont ancrées dans l'esprit de chaque individu attaché a son terroir,. Pour autant , une réforme s'impose sous peine d'en voir beaucoup disparaitre purement et simplement , faute d'activités , de potentiel humain , de centre de vie etc... Il ne faut pas que sous ptrétexte , d'une démocratie de proximité , conserver coute que coute des coquilles vides , elles dépériraient d'elles mèmes
Au moyen âge, il y avait les biens qui appartenaient au seigneur et les biens qui appartenaient à tous: les biens communs. On a vite vite fait passer ces biens communs à des biens communaux et, la commune avait en charge de gérer ces biens communs. Plus tard, on a enlever les pouvoirs des seigneurs pour les donner au gérant de la commune; le maitre du bourg ou bourgmestre. Ces bourgmestres voulant les pouvoir qu'avaient les seigneurs ont levé des taxes pour assurer les services qu'assuraient les seigneurs d'autre fois et on est entré dans la spirale plus de services, plus de taxes, plus de pouvoir. On est retourné au moyen-age. Évidement, diminuer les pouvoir n'est pas quelque chose d'imaginable. (surtout par des bruxellesdanslarue qui méprisent des libremax mais ne savent absolument rien faire sans eux)








@9. BruxellesdanslaRue Les travailleurs font très bien sans les riches, c'est vous qui ne savez rien faire sans, c'est vous qui avez absolument que tout le monde participe, c'est vous qui êtes incapable de quoi que ce soit sans tous les autres. Si les riches ne servent à rien, ils ne m'empêchent rien non plus