Colsaerts éliminé au Mondial de match-play de golf
Nicolas Colsaerts n’a pas pu empêcher le Nord-Irlandais Graeme McDowell de prendre sa revanche sur les deux éditions précédentes du Mondial de match-play. Le Bruxellois a été éliminé en quart de finale de l’édition 2013 disputée en Bulgarie.
Nicolas Colsaerts avait été par deux fois le « bourreau » de Graeme McDowell au Volvo World Match Play. En 2011 lorsqu’il avait éliminé le Nord-Irlandais en quart de finale, et l’an dernier… en finale ! Cette fois-ci fut la bonne pour son équipier de Ryder Cup, vainqueur du quart de finale (2&1) à l’issue d’un match riche en émotions. La principale, dont les images feront sans doute le tour du monde, survint au trou n°10, quand après avoir perdu une balle au-delà d’une petite maison bordant le formidable parcours de Thracian Cliffs, en Bulgarie, le n°1 belge fut invité par le juge à « droper » sa balle dans une toilette publique !
« J’en ai rigolé parce que je savais que j’allais ressembler à un clown ; c’est toujours drôle d’imaginer qu’on va être pris pour un mec stupide, mais que voulez-vous ? Ce sont les règles du golf qui veulent ça… », expliqua Colsaerts, qui s’en sortit pourtant bien en parvenant à partager le trou avec son rival. A ce stade, celui-ci menait malgré tout avec 3 points d’avance. Un écart que Colsaerts parvint à réduire de deux coups avant de rater ce qui restera sans doute comme le tournant du match, au trou n°16. Alors que son rival venait d’y rater un putt au demeurant « facile » - mais en existe-t-il en golf ? -, il rata à son tour le coup qui aurait dû lui permettre de revenir à égalité et d’obtenir la garantie d’aller au moins jusqu’au 18e trou. Au lieu de ça, il manqua son approche au 17, et fut donc contraint d’en rester là. « C’est dommage, bien sûr, mais c’est le match-play, conclut-il. De cette semaine un peu agitée, je retiendrai surtout les progrès qu’il me reste à faire au putting. Cette fois au moins, je me rendrai à Wentworth avec une journée de repos en plus, avant de remettre le cap sur les Etats-Unis. »
Jouer à se faire peur…
Le matin déjà, en huitième de finale, Nicolas Colsaerts avait joué à se faire peur. Nanti de 5 coups d’avance après les 5 premiers trous, il semblait parfaitement en contrôle face à Gonzalo Fernandez Castano que l’on voyait s’enfoncer un peu plus à chaque coup reçu sur la tête. L’Espagnol se ressaisit cependant en gagnant les trous 7 et 9 pour aborder le retour avec l’espoir que tout n’était pas terminé. Et de fait, même si Colsaerts fit remonter le curseur à « 5 up » après le 12e trou, son rival aligna alors quatre birdies entre les trous 14 et 17, faisant soudainement peser une pression énorme sur les épaules de notre compatriote qui choisit cependant ce moment pour réaliser à son tour un birdie et achever le match avec deux coups d’avance. « C’est clair que j’aurais dû avoir terminé cette rencontre une heure ou une heure et demie plus tôt, mais j’ai au contraire laissé Fernando me mettre un petit peu dans le coin avant de réagir heureusement sur la fin », avait-il dit à l’heure du midi, avant de prendre une bonne heure de repos pour ensuite s’élancer pour ce fameux quart de finale contre Graeme McDowell dont on connaît désormais l’issue…








