Il se passe quelque chose à Bruxelles
Bruxelles is back ! Pas question d’emballement naïf. Mais depuis le temps qu’on attend, on ne va pas bouder le plaisir du moment. En quelques jours, Bruxelles, son devenir, son état, ses projets ont été au centre des attentions. Le Grand Débat Le Soir / De Standaard, à Bozar, le 6 mai, a donné politiquement le ton. Dix partis réunis, avec, pour la première fois, les ténors – et non les « utilités » bruxelloises – qui se sont engagés pour la Région. Un Terzake spécial « Brussel », le 8 mai, soit une heure sur un média flamand en prime time : du jamais-vu hors nécessité électorale. Et enfin, le reportage coup de poing de Jean Quatremer, le journaliste de Libération.
Rappelez-vous le temps où – Charles Picqué s’en plaignait encore amèrement il y a quelques jours – les gros bras des partis snobaient Bruxelles, où les fêtes de l’Iris étaient boudées par les autres Régions, mais aussi par les bourgmestres et parlementaires du cru, et où les candidats à la succession du ministre-président étaient inexistants. Côté flamand, il n’était, jusqu’à il y a peu, question que d’un Bruxelles-Chicago, mal géré, quémandeur, envahisseur et qui n’avait qu’à se débrouiller.
Depuis ? La présidence régionale bruxelloise suscite des vocations : la candidature ce week-end du poids lourd fédéral, Didier Reynders, est à ce titre une très bonne nouvelle. Le ministre-président Vervoort, fraîchement nommé, fait dans Le Soir du jour, des annonces alléchantes et nécessaires. Avec, primo, un sommet social le week-end prochain, dans le but de sortir des mesures pour lutter contre le chômage des jeunes. Et avec, secundo, la négociation rapide avec les deux Communautés d’un système scolaire bilingue à Bruxelles. Enfin ! Côté flamand, Wouter Beke, le président du CD&V, s’est mouillé lors du Grand Débat Le Soir / De Standaard, affirmant qu’une région bruxelloise en bonne forme est cruciale pour le pays et pour la Flandre, assurant de la volonté flamande de soutenir Bruxelles, ainsi que la Communauté métropolitaine.
Vos réactions
Voir toutes les réactions @un type. Militez donc pour le flamingantisme à Bruxelles. Votre voix sera entendue à hauteur de ce qu'elle représente : moins de 10% de la population bruxelloise, à peine plus de 5%, à vrai dire. Et votre rage n'empêchera pas le français de se répandre largement hors du carcan que la Flandre a mis autour de Bruxelles, ni l'anglais de continuer sa
"risque probable de Guerre Civile à Bruxelles" Voilà chère pimprenelle1793, le risque de votre arrogance. Je crains que vous ne compreniez pas, comme je ne comprenais pas la position flamande. Mais aujourd'hui, vous êtes arrivée à faire d'un francophone bruxellois, un flamingant militant. Je garderai la culture francophone, mais j'affirmerai mon identité flamande car la communauté Wallonie-Bruxelles n'existe plus. J'appartiens désormais à la communauté et à la région flamande : de Lille à Bruxelles, là où les Flamands sont chez eux.
L'anglais seconde langue à Bruxelles, une langue étrangère ?! Vous êtes folle. Vous voulez cela car vous connaissez l"anglais, peut-être, et surtout car vous ne voulez faire aucun effort pour vous intégrer dans la ville qui vous accueille. Vous croyez que ça mettrait tout le monde d'accord ? Non, les vrais Bruxellois n'ont pas à apprendre une langue étrangère pour vivre chez eux. Ce soir, j'étais dans un club de sport et de tous les adultes présents, seuls un Turc, une Grecque et une Espagnole utilisent le NL comme 3ème langue, pour tous les autres, c'est la 1ère ou 2de. Vous arrivez à 90% de francophones avec ça ? Non, vous arrivez à 90% qui votent pour des partis francophones et au moins 50% de bilingues NL/FR. Le reste sont des immigrés comme vous. Vous ne respectez pas le peuple qui vous accueille.
@un type. Le wallon vous pose un problème ? Il a pourtant autant droit de cité que le flamand. Y compris à Bruxelles, où il y a certainement plus de gens qui comprennent le wallon que le flamand. Alors, oui, pourquoi pas ? Bilinguisme français (langue parlée à Bruxelles par plus de 90% de sa population)-anglais (2e langue à Bruxelles), et coup de pouce aux patois belges, les différents dialectes flamands et wallons. Voilà qui mettrait tout le monde d'accord.



(suite) ni l'anglais de continuer sa progression à l'intérieur de la ville siège des institutions européennes et de l'Otan. Population à laquelle, comme tous les francophones issus de Wallons venus travailler dans la capitale di nos piti paï, je suis parfaitement intégrée depuis ma naissance, et où la rareté du fait néerlandophone m'a toujours étonnée.